Plusieurs procédures ont été lancées, notamment devant la cour administrative, pour vérifier que les grands projets laurentins sont menés dans les règles. La Métropole répond que toutes les « conditions d’égalité et de transparence » ont été suivies.
Plus de trente millions d’euros pour donner une seconde vie au port. Nice-Presse vous en disait tout début juillet dans cet article : une vaste opération de redynamisation est promise au littoral de Saint-Laurent-du-Var.
Les espaces piétonniers doivent être repris, pour le plus grand bonheur des gérants de commerces. Deux parkings sont évoqués, ainsi qu’un nouveau « yacht club » et une maison des associations, notamment.
C’est la métropole niçoise qui a la compétence des différents ports de l’agglo. C’est donc elle qui annonçait au début de l’été que c’est la Chambre de commerce et d’industrie qui en assurera le développement, à partir de janvier 2026, pour vingt ans.
Les enquêteurs vérifient si tout a été mené dans les règles
En séance, l’opposition écologiste s’était étonnée du choix de la CCI, qui a été écartée précédemment de la gestion du port de Nice. De même, l’offre retenue n’était « pas la meilleure (travaux, investissements) présentée initialement » estimait alors l’élu Jean-Christophe Picard. Elle l’était devenue au fil des discussions.
Du côté de Saint-Laurent-du-Var, on valorisait l’expérience de la Chambre de commerce, qui gère déjà plusieurs ports et ce, depuis cinquante ans. À même, donc, d’assurer « une haute qualité de service rendu à l’usager ».
Toujours est-il que le groupe Nice Écologique avait décidé de saisir la préfecture, mais aussi le procureur. Lequel a ouvert, sur la base du signalement de Jean-Christophe Picard, une enquête préliminaire, qui doit décider si des poursuites s’imposent réellement ou non.
Des recours plus attendus
Moins étonnant sur ce type de mise en concurrence, les candidats déçus lancent parfois des recours contre l’attribution de la délégation. C’est ce qu’à fait, devant le tribunal administratif, Philippe Renaudi, dirigeant du groupe BTP éponyme. D-Marin également.
Le 12 septembre, Nice-Matin annonçait qu’un recours administratif était aussi déposé pour ce qui est du chantier naval, attribué à Monaco Marine, par un concurrent. La Métropole répond que toutes les « conditions d’égalité et de transparence » ont été respectées.



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