Municipales 2026. La liste « Unis pour Nice » appelle à saisir les biens vacants ou abandonnés et à reconvertir les immeubles de bureaux pour contrer la pénurie de logements qui frappe la Côte d’Azur. Juliette Chesnel Le Roux déciderait aussi d’un plafonnement des loyers, comme à Paris.
Nice est l’une des villes qui fait le plus rêver les Français, et de loin. Une place à part que confirment un à un les palmarès spécialisés depuis des années.
Le revers de la médaille étant la sévère crise qui y sévit, avec des étudiants, des familles et même dorénavant des cadres qui ne trouvent plus d’appartements à des prix décents. C’est contre cette « tension locative », encore plus immédiate que les galères pour l’achat, que compte s’attaquer la liste d’union de la gauche.
Rien de très nouveau sous le soleil avec la conférence de presse donnée par la formation de Juliette Chesnel-Le Roux (PS-Verts-PCF) mardi 13 janvier près de la Gare Thiers. La candidate a rappelé son intention, si elle était élue en mars prochain, d’atteindre les fameux 25% de quotas HLM. Depuis la première élection de Christian Estrosi en 2008, elle est passée de 11 à 14,5 % et la commune doit s’acquitter de plusieurs millions d’euros de sanction chaque année.
« Nous promettons certes bien davantage de logements sociaux, mais en bétonnant le moins possible. Ça n’a pas de sens d’aller construire loin du centre, dans la Plaine du Var, une zone inondable » pose l’écologiste.
Plafonnement des loyers
Alors que « trop de biens sont abandonnés ou vacants dans le coeur de ville », elle propose d’actionner tous les leviers, avec la création d’un nouveau guichet d’accompagnement pour les propriétaires, des saisies de biens et des rachats de friches. « Le conseil municipal fait l’inverse. À chaque séance, la collectivité vend au privé des morceaux d’immeubles, cela doit cesser ».
La candidate milite aussi pour importer à Nice le plafonnement des loyers instauré dans d’autres grandes communes, même si son efficacité ne fait pas l’unanimité chez les experts.
Julien Picot, le secrétaire général des communistes maralpins présent sur la liste, appelle « à reconvertir massivement les bureaux vides. Les bâtiments, ils existent déjà !» La proposition est contestée par l’administration sortante : selon des responsables de la Métropole, le taux de vacance des locaux tertiaires dans le périmètre de l’Éco-Vallée est d’environ 3%, trois fois inférieur à la moyenne nationale.
Enfin, Juliette Chesnel-Le Roux souhaite une action plus résolue contre les meublés touristiques : « Christian Estrosi évoque des ‘quotas Airbnb’ pour la partie carte postale. On serre la vis dans le centre historique alors qu’il y a désormais des boîtes à clés partout dans le quartier Pasteur…»









Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.