Municipales 2026 - Le meilleur ennemi du maire sortant souhaite vendre une part des HLM niçois pour rénover d’autres résidences. Un plan absurde, assurent trois élus proches de Christian Estrosi, qui ont dégainé leur calculatrice.
Une proposition improbable ? C’est ce qu’explique le camp de Christian Estrosi.
« À Las Planas, à Saint Roch vieux, les logements sociaux sont insalubres. Les riverains y sont enfermés comme dans une prison…» Pour ses voeux de janvier la semaine dernière, Éric Ciotti n’avait pas eu de mots assez durs pour qualifier le parc HLM niçois. Depuis plusieurs mois, le candidat UDR-RN à la prochaine élection municipale parcourt les différentes résidences, avec à chaque fois le même constat : les appartements seraient délabrés, indignes de la cinquième ville de France.
🔴 « Je démolirai le centre des congrès du Port » #Municipales2026 : Nice, une ville sinistrée selon Éric Ciotti (@eciotti), qui lui promet « redressement et espérance » : que retenir de son premier meeting ?
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Conséquence de quoi, le député du Port souhaite vendre, s’il est élu en mars prochain, une part des biens détenus par le bailleur social Côte d’Azur Habitat « pour 400 millions d’euros », eux-mêmes mobilisés pour rénover les autres surfaces (CAH avait précédemment annoncé un programme de réhabilitation d’environ 300 millions).
La riposte de l’équipe en place ne s’est pas faite attendre. « Le candidat de l’extrême droite croit faire apparaître, magiquement, une manne financière » s’agacent, dans un communiqué commun, la sénatrice Dominique Estrosi-Sassone (LR), l’ancien maire Philippe Pradal (Horizons) et le président de CAH Anthony Borré (Horizons).
« Il faudrait licencier 100 agents, qui seraient autant de familles niçoises plongées dans la précarité »
« Pour rénover le patrimoine de Côte d’Azur Habitat, il suffirait, selon Éric Ciotti, tout simplement… de le vendre. » Sauf que l’enveloppe évoquée serait largement surévaluée : « tout d’abord, on peut déjà s’interroger sur la méthode de calcul. En effet, elle nécessiterait de vendre chaque appartement en moyenne près de 100.000 euros, ce qui, en dehors du littoral, n’a rien d’évident !»
L’équilibre trouvé serait très défavorable à un tel dispositif : « l’office doit encore rembourser 200 millions d’euros de prêts sur ces appartements. À cela, il faut également soustraire les 20 millions d’euros de manque à gagner en loyers et licencier 100 agents du bailleur social qui seraient autant de familles niçoises plongées dans la précarité. »
Et de conclure : « La réalité, c’est que la question du logement est une affaire sérieuse et qu’on ne joue pas avec le toit des gens pour faire son petit beurre électoral. »







BORRÉ : « Côte d’Azur Habitat a été remis sur pied financièrement depuis 4 ans » … Ce qui veut dire qu’avant, madame ESTROSI SASSONE qui présidait cet office depuis des années … Avait laissé une ardoise ? Quel montant ? Comment ce « trou » a t’il été creusé et pour qui, pour quoi, et QUI a réglé la note ?