Municipales 2026. À Nice et dans sa métropole, la liste de la France insoumise (LFI) et du collectif Viva entend instaurer la gratuité des transports en commun a minima pour les résidents. Avant cela, les tarifs seraient abaissés.
La revue Ville, Rail et Transports a récemment attribué au service de la métropole niçoise la médaille d’argent, félicitant le réseau Lignes d’Azur pour sa progression au cours de l’année 2025. En 2026, les bus et tramways de Nice feront encore parler d’eux dans le cadre de l’élection municipale de mars.
La bataille des idées est déjà engagée. On se rappelle en effet que le maire sortant et candidat à sa succession, Christian Estrosi (Horizons-Les Républicains), a indiqué en décembre qu’il voulait instaurer la gratuité pour l’ensemble des retraités. Une annonce qui a fait grincer des dents, notamment à gauche.
Que ce soit Juliette Chesnel-Le Roux, tête de liste de l’alliance PS, Verts et communistes, ou la France insoumise-Viva, on dénonce une promesse « électoraliste », à quelques mois du scrutin. Les deux camps veulent la mettre en place depuis longtemps, et surtout, l’étendre à toute la population, pas seulement aux aînés.
La gratuité étendue aux touristes ? C’est toute la question
La liste « Nice Front Populaire » dévoilait ces jours derniers son plan d’action. Précision importante, elle indique que deux options sont sur la table : l’autoriser uniquement pour les habitants de la Métropole, ou l’élargir pour tous, y compris les touristes.
Ceci s’accompagnerait, promet cette frange de la gauche, d’un renforcement du réseau, en particulier « sur le haut et le moyen pays », ainsi que d’une cadence accrue « en fonction des besoins ».
L’idée est donc d’avancer en trois étapes. Nous aurions, de juin 2026 à juin 2027, une année dédiée aux études et aux concertations sur le choix à faire et le financement requis. Puis, entre septembre 2027 et septembre 2028, une expérimentation les week-ends, ce qui permettrait d’ajuster les fréquences. Enfin, à partir de la rentrée 2028, le lancement effectif de la mesure.
Comment la financer ?
Reste maintenant la question des coûts engendrés, l’interrogation principale des opposants à la gratuité. Pour LFI-Viva, consciente que cette modification majeure entraînerait des investissements XXL, il faudrait piocher dans la taxe perçue sur les touristes, qu’il conviendrait d’augmenter, tout comme le versement mobilité des entreprises. Son idée est de l’aligner sur celui de plusieurs départements d’Île-de-France.
La formation entend également capter « une part de la TICPE (taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques) au titre de la transition énergétique » et rehausser celle sur les bureaux. Et espère dégager plus de 40 millions d’euros avec le versement mobilité et 50 millions de plus (contre 25 aujourd’hui) grâce aux nuitées des voyageurs.
Le plan comprend par ailleurs d’autres dispositions. Nous pouvons citer la remise en fonction de la carte 10 euros/10 voyages et l’abaissement des tarifs (avant, donc, le passage de la gratuité deux ans plus tard), une nouvelle gouvernance pour la régie Lignes d’Azur ou encore la reconfiguration des Chemins de fer de Provence en une ligne de desserte urbaine. Des aménagements qui commenceraient dès juin 2026.
Crise du logement : David Nakache, orateur de la liste LFI-Viva portée par Mireille Damiano, détaille dans Nice-Presse Dimanche un plan qu’il voit comme une priorité absolue à Nice#NICE06 #immobilier @Nice_FP @DamianoMireille
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) December 7, 2025
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