D’après les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de cas d’obésité a triplé en 40 ans. Une maladie qui concerne particulièrement notre pays, où l’on observe des disparités entre le Nord et le Sud.
L’obésité est un problème de santé publique mondiale. Une pathologie qui cause des maladies cardiovasculaires, du diabète, des troubles musculaires, mais aussi de nombreux cancers.
Cette maladie chronique est caractérisée par un excès de masse grasse. Plusieurs facteurs favorisent son développement, comme l’alimentation, la génétique ou encore le cadre environnemental. Chez les adultes, un indice de masse corporelle (IMC) de 25 ou plus indique un surpoids, et un IMC de 30 ou plus, une obésité.
De nombreux cas dans l’Hexagone
Une étude, menée auprès de 9.598 personnes en France métropolitaine par la Ligue contre l’obésité, l’Inserm (un organisme de recherche scientifique public) et le CHU de Montpellier, permet d’en apprendre plus sur la situation. Mais elle aide aussi les autorités à cibler les politiques de prévention.
Dans notre pays, 47,3% des adultes sont en surpoids ou obèses, selon le Journal of Clinical Medicine. C’est l’équivalent de près de 10 millions de personnes en France.
Ce rapport de 2020 révèle que l’excès de poids touche 57,3% des 65 ans, et plus contre 23,2% des 18-24 ans. Mais au fil des ans, les jeunes sont de plus en plus concernés. Depuis 1997, la maladie chez les 18-24 ans a été multipliée par plus de 4, et par près de 3 chez les 25-34 ans. Tandis que l’augmentation chez les 55 ans est plus est faible depuis 2009.
D’importants écarts en fonction des régions
Des différences entre les sexes sont observées. En 2020, les hommes sont plus souvent en surpoids que les femmes (36,9% contre 23,9%), mais c’est l’inverse pour l’obésité. Ainsi, on dénombre 17,4% d’obèses chez les femmes contre 16,7% chez les hommes.
De fortes disparités sont aussi observées selon les régions, avec notamment près de sept points d’écart entre le Nord et le Sud du pays. Notons que la moyenne nationale est de 17%.
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Les taux sont les plus élevés au Nord et Nord-Est. Dans les Hauts-de-France, 22,1% des personnes sont touchées, et 20,2% dans le Grand Est. En Île-de-France, il est de 14,2%, soit le plus faible du pays.
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la prévalence de l’obésité est évaluée à 15,9%. C’est environ trois points de plus par rapport aux données de 2012.
La Région Sud se place donc légèrement en dessous de l’Auvergne-Rhône-Alpes (16,9%), mais un peu plus que l’Occitanie (15,2%).
Une disparité aussi constatée en fonction des catégories socio-professionnelles. Par exemple, la prévalence de l’excès de poids est de 51,1% chez les ouvriers, 45,3% chez les employés, 43% chez les professions intermédiaires et 35% chez les cadres.
L’accompagnement des personnes obèses nécessite des changements de mode de vie et des approches personnalisées, incluant des traitements thérapeutiques et chirurgicaux. Ces dernières années, de grands progrès ont été réalisés en ce sens.






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