Le tabagisme quotidien continue de reculer en France, atteignant un plus bas historique depuis les années 1990. Mais les inégalités sociales restent criantes, selon une vaste étude publiée mardi.
23,1 % de fumeurs quotidiens en 2023 : un minimum historique
En 2023, 23,1 % des Français âgés de 18 à 75 ans fumaient quotidiennement, selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) et Santé publique France. C’est le taux le plus bas enregistré depuis la fin des années 1990. En tout, 31,1 % des adultes déclaraient consommer du tabac, quotidiennement ou occasionnellement.
Les inégalités sociales restent très marquées
Le recul du tabagisme ne profite pas à tous de manière équitable. Les personnes les moins diplômées (28,9 %) fument presque deux fois plus que les diplômés du supérieur (16,6 %). Les plus bas revenus (moins de 1.160 € par mois) sont aussi nettement plus concernés (30,3 %) que les plus aisés (plus de 2.510 €, à 17 %).
Les personnes au chômage affichent le taux de tabagisme quotidien le plus élevé (35,7 %), malgré une baisse significative par rapport à 2021 (45,8 %). Les hommes restent plus souvent fumeurs que les femmes (25,4 % contre 20,9 %).
Le vapotage poursuit sa progression, surtout chez les jeunes
En parallèle, la cigarette électronique gagne du terrain : 6,1 % des adultes en font un usage quotidien en 2023, contre seulement 2,7 % en 2017. Environ 4,8 % des adultes déclarent à la fois fumer et vapoter, la moitié de façon quotidienne.
Le phénomène est particulièrement marqué chez les jeunes : 7,1 % des 18-24 ans et 8,7 % des 25-34 ans vapotent tous les jours, contre seulement 2 % des 65-75 ans.
Des disparités régionales importantes
L’Île-de-France (19,6 %) et la Bretagne (19,5 %) affichent les plus faibles taux de tabagisme quotidien. À l’inverse, la Bourgogne-Franche-Comté (26,8 %) et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (26,5 %) enregistrent les plus forts.
Malgré des progrès, le tabac reste la première cause évitable de mortalité en France. Bonne nouvelle cependant : les 18-24 ans fument un peu moins que les 25-34 ans, signe possible d’un changement durable des habitudes dans les jeunes générations.
Avec AFP





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