La multiplication des sécheresses fragilise les sols de la Côte d’Azur, entraînant de nouvelles contraintes réglementaires et financières pour les propriétaires. À compter du 1er juillet 2026, plusieurs communes maralpines basculeront en zone d’alerte renforcée, impactant directement la valeur des biens immobiliers sur ces secteurs.
L’épisode caniculaire vécu actuellement par la France met en lumière ce phénomène encore méconnu. Pourtant, et en particulier dans l’immobilier, il est très important pour plusieurs raisons. La semaine passée, le gouvernement a mis à jour sa liste des villes classées en zone « d’exposition moyenne ou forte » pour le « RGA ».
Il fait référence au«retrait par assèchement des sols argileux ». Lequel se produit entre autres lors d’une sécheresse prononcée et/ou durable. Il cause des déformations de la surface, suivies de gonflements une fois les conditions revenues à la normale. Sauf que cela peut fragiliser les bâtiments, en provoquant des fissures en façade.
Ventes et constructions : les lourdes conséquences financières pour les propriétaires
Pour hiérarchiser, l’État dispose de quatre catégories. Les pires étant « moyenne » et « forte ». Or, cette distinction n’est pas anodine. Elle entraîne des obligations légales inscrites dans la loi ELAN datant de 2018. Par exemple, si le terrain constructible se trouve dans l’un de ces secteurs, le vendeur doit fournir une étude géotechnique préalable. Pour tout chantier, il faut se munir d’attestations.

Autant de démarches qui ne sont pas neutres et qui affectent le prix de l’immobilier dans ces localités. Les tarifs des propriétés neuves peuvent ainsi grimper en raison de fondations plus importantes. De l’autre côté, les valeurs des parcelles et biens existants sont susceptibles d’être revues à la baisse.
Vous avez à disposition une carte interactive avec toutes les informations nécessaires. À compter du 1er juillet 2026, elle va d’ailleurs évoluer. Des communes subiront un accroissement de la menace dans cette dernière version. Dans les Alpes-Maritimes, ce sera le cas de six municipalités.
Six villes maralpines sont désormais à « forts » risques
Elles basculeront de « moyen » à « fort ». Une liste composée de :
- Cannes,
- Grasse,
- Le Cannet,
- Mouans-Sartoux,
- Mougins
- et Vallauris
Il faut savoir que, de manière générale, le département maralpin oscille entre ces deux groupes. D’autres cités comme La Colle-sur-Loup, Vence, Châteauneuf-Grasse et Valbonne sont exposées.
Aujourd’hui, 55 % du territoire français est ainsi classé dans l’une des deux catégories. Dans le Sud, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence sont les plus concernés. D’ailleurs, Istres et Miramas vont elles aussi changer et intégrer le camp des lieux touchés par ce phénomène géologique.





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