Le site niçois qui accueille la 3e conférence des Nations Unies sur l’océan (Unoc 3) suscite des critiques : prévu initialement comme un projet architectural plus ambitieux, il s’est finalement limité à des structures préfabriquées, faute de financements suffisants.
Un projet initial ambitieux abandonné faute de budget
En février 2023, l’annonce de la sélection de Nice comme ville hôte de l’Unoc 3 avait été accompagnée d’une promesse forte de la part du maire Christian Estrosi : la construction d’un nouveau centre des congrès en bord de mer, le long de la digue du port.
Ce bâtiment devait remplacer l’ancien palais, Acropolis, situé à un kilomètre de la mer et promis à la démolition pour laisser place à des espaces verts. Des visuels diffusés à l’époque montraient une structure imposante et moderne, évoquant une vague futuriste, censée incarner la transition écologique et l’innovation architecturale.
Des préfabriqués à la place du palais des congrès annoncé
En l’absence d’accord financier, notamment avec l’État ou les Nations unies, la ville a dû revoir ses ambitions à la baisse. Trois modules préfabriqués ont été installés à la place du palais des expositions prévu. Le budget s’est établi à 20 millions d’euros pour la Métropole, avec un apport complémentaire de 3 millions de l’État, via le « Fonds vert ».
Les nouveaux visuels publiés à l’automne laissaient entrevoir une architecture bien plus modeste : des blocs simples, décorés de boiseries et entourés de verdure. Les bâtiments ont été montés au printemps avec un permis de construire de trois ans, en cours de prolongation, notamment pour pouvoir héberger le centre de presse des Jeux olympiques d’hiver 2030.
Complété par des installations provisoires
Le dispositif initial s’est rapidement révélé insuffisant pour accueillir l’ensemble des besoins logistiques de la conférence. Pour compenser, de nombreux chapiteaux ont été installés afin d’abriter salles de réunion, équipements de sécurité, espaces VIP, salle de presse, cabines de traduction, zones de restauration et autres services nécessaires.
De loin, l’ensemble du site évoque davantage une foire en plein air qu’un sommet international, selon l’AFP. Toutefois, le gouvernement tente de rassurer.
« Je ne crois pas qu’une conférence des Nations Unies ait jamais été organisée dans un cadre aussi somptueux », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, lors d’une visite du chantier. Sa collègue de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a souligné de son côté le caractère « fonctionnel » des infrastructures.
La Métropole mise sur les retombées économiques
Face aux critiques sur l’aspect esthétique et provisoire du site, la Métropole niçoise assure qu’un aménagement paysager est prévu après la conférence (un verdissement a déjà été effectué, côté ville). Les responsables de la collectivité estiment que les 23 millions d’euros investis seront largement rentabilisés grâce aux retombées économiques liées à l’organisation de l’Unoc 3, mais aussi à la réutilisation future du site pour des salons, expositions ou spectacles.
Avec AFP










Du Escrosi tout craché.… Le Motididacte a encore frappé.…
23 millions pour ça ! il serait intéressant de connaître en détail ces investissements