5 questions à… Clémentine de Charnacé Pastorel. Depuis deux ans, la présidente du « Comité de quartier Grand Cimiez » mène de nombreux combats aux côtés de ses adhérents, avec un objectif clair : préserver ce quartier qui lui tient tant à coeur.
- « Circulation et sécurité », les deux préoccupations du moment quartier Cimiez
- Sécurité, promoteurs, bandes cyclables… Les vérités du comité de quartier Cimiez
1 - Quelles sont les principales actions menées dernièrement par le comité ?
Nous avons défendu l’avenir du terrain Verani, afin qu’il reste un espace vert. Nous nous sommes réjouis de cette préservation en faisant pression sur les élus, qui nous ont entendus, pour le bien-être du quartier.
On regrette juste que, malgré un très beau projet porté par Madame Moreau (l’élue communale chargée des potagers, ndlr), les habitants vont seulement profiter du poumon vert, mais pas de l’accessibilité à cet espace, qui va revenir au lycée horticole.
2 - Quelles sont les principales demandes qui vous sont remontées ?
Nous manquons d’espaces verts dédiés au public. Le quartier a subi une trop grande bétonisation ces dernières années. Des permis de construire sont octroyés comme si nous étions en centre-ville, sans pour autant avoir les infrastructures adéquates, comme des voies de bus, le tram, ou des commerces.
« Aujourd’hui, les heures creuses n’existent plus, la circulation est constante »
À chaque fois qu’une parcelle occupée autrefois par une ou deux familles est vendue à un promoteur, il y construit un petit immeuble d’une vingtaine de lots. Les gens ont deux voitures par ménage, voire trois avec les enfants, ce qui fait que le stationnement et la circulation sont devenus un gros problème.
3- Que proposez-vous pour contrer ce problème ?
Il est possible d’imaginer des habitats qui respectent davantage le paysage, moins haut, plus écologique, avec moins de lots. Tout le monde n’a pas vocation à vivre dans les grandes villes. Cap de Croix est devenu irrespirable !
Créer un centre à Cimiez n’est pas possible, le quartier n’a pas été conçu pour ça, c’est avant tout un quartier collinaire. Aujourd’hui, les heures creuses n’existent plus, la circulation est constante.

4 - Le projet de la nouvelle résidence Covivio fait beaucoup parler. Quels sont vos reproches ?
On regrette simplement un manque de concertation. À l’origine, cette parcelle devait accueillir une entreprise, mais elle est devenue un site de construction résidentiel, et cela a été fait sans consulter la population.
Nous avons assisté à deux réunions avec le promoteur et à une avec Christian Estrosi. Quand on pose des questions, ils ont toutes les réponses, mais cela ne veut pas dire que nous sommes d’accord.
Il faut quand même reconnaître que la mairie a obtenu un maximum de places de stationnement auprès du promoteur. Nous aurions déjà dû régler le problème de circulation autour de la place Commandant-Gérome avant de construire de nouveaux bâtiments. Les travaux devraient débuter lors des prochaines vacances de la Toussaint. On sera là pour faire entendre notre voix !
5 - Quelles sont les prochains projets que vous allez défendre ?
Nous aimerions que la Ville se penche sur le problème des moustiques. Nous avons été infestés ces dernières années. En regardant ce qui se fait ailleurs, des solutions intéressantes émergent. Quand cela devient un problème de santé publique, avec des maladies comme la dengue, il ne faut pas prendre la situation à la légère.
Nous serons également attentifs à la question de l’hôpital (un projet de pôle santé rassemblant les établissements dans la Plaine du Var est évoqué, ndlr).
« Nous ne demandons pas grand-chose, juste que rien ne change »
Que va-t-on en faire ? On nous a parlé de 2030. Nous suivrons ce dossier de près, ce sera notre prochain grand combat. On évoque aussi un retour de la maternité à l’hôpital Saint-Georges, c’est un pôle fantastique, mais pour l’instant, les travaux déséquilibrent la circulation.
Une vision globale, c’est ça : prendre en compte ces travaux et dire qu’il ne faut pas lancer de nouveaux projets avant la fin de ceux engagés, pour ne pas déstabiliser encore plus la situation.
Nous ne sommes pas si exigeants, nous ne sommes pas des enfants gâtés comme j’ai pu le lire. Nous ne demandons pas grand-chose, juste que rien ne change (sourire).







Si seulement tous les habitants du 06 pouvaient se mobiliser comme ce comité, nous n’aurions pas une région qui a perdu son âme,défigurée par le béton …
Partout il n’y a plus que des grues et des immeubles moches, dépareillés,sans aucune des caractéristiques de la region.
Je suis d accord avec elle sur le sujet de l hôpital de Cimiez qui devrait déménager dans la plaine du Var ainsi que d autres !!
Imaginez les problèmes en cas d’urgences…. C est un projet irresponsable , sans concertation ni écoute des administré (e)s !! Imaginez par exemple ma nièce qui habite St André de la roche , travaille à l hôpital de Cimiez : la route qu elle doit faire pour aller sur nice ouest avec la circulation dense !!
Nice (ville béton) et la 202 le reste. Je ne reconnais plus ma ville😔
Exactement , je suis née à Nice et y ai vécue jusqu’à 65 ans, maintenant dans le Var..Nice m’a beaucoup manqué et me manque encore..mais vu tous les changmement et el bétonnage ce certains quartiers je me pose des questions… Pas trio envie d’y retourner
Vous avez raison, le Var a été un peu mieux protegé des promoteurs…peut être que les politiques y sont moins gourmands et corrompus ?