La municipalité niçoise compte disposer d’une dizaine d’agents pour contrôler le marché des locations saisonnières d’ici à l’année prochaine. Avec l’intention de réduire de moitié la quantité d’annonces disponibles.
Ils ont fini par se révolter, par manifester, et par injurier les voyageurs. Dans plusieurs grandes villes d’Espagne et d’Italie, l’été dernier et les mois suivants, la contestation du « surtourisme » s’est propagée.
Nous n’en sommes pas là sur la Côte d’Azur, même si une certaine grogne existe. Par exemple, avant même le vrai départ de la saison, un collectif citoyen s’est monté autour de la Place du Pin, histoire de batailler contre les « nuisances » des bars et restaurants.
« Nous ne souhaitons pas du tout atteindre le niveau de tension rencontrée à Venise, Barcelone ou même Lisbonne » pose auprès de Nice-Presse le premier adjoint au maire chargé de la proximité et du logement, Anthony Borré. « Nous prenons des dispositions fortes : la limitation du nombre de croisières autorisées sur le littoral, l’arrivée de quotas de meublés touristiques dans les quartiers, la lutte contre la prolifération des boîtes à clés, etc ».
« Nous défendons un tourisme choisi, pas celui qui vide nos immeubles de ses Niçois pour les remplacer par des touristes. Nous avons fait fermer, à la fin du mois de mai, une enseigne de la Place du Pin, donc je ne peux pas entendre cette petite musique selon laquelle la police municipale ne serait pas mobilisée. Au contraire, nous multiplions les contrôles ».
Tout en mettant en garde : « Attention, Nice ne doit pas devenir une cité dortoir. De tradition, c’est une ville de fête, animée, où les plagistes et restaurateurs doivent pouvoir travailler… en respectant le voisinage ».
Pour autant, dans cette lutte contre le surtourisme, l’opposition de gauche, avec le groupe Nice Écologique, dénonce le manque de moyens alloués au contrôle des locations saisonnières. Et dans le même temps, Airbnb dénombre 1000 annonces supplémentaires en ville ces tous derniers mois.
« Nous ne sommes pas anti-propriétaires »
« Le problème, c’est le tribunal administratif qui a mis à terre un dispositif clé que nous avions mis en place, celui qui obligeait les propriétaires à obtenir l’accord de la copro pour placer leur bien en location touristique. Généralement, c’était refusé. Comme la justice a retiré cette étape, certains en ont profité. Mais les dernières réformes nous permettent de serrer le vis et nous le faisons ».
Et d’annoncer : « lorsque j’ai pris mes fonctions il y a cinq ans, il y avait zéro agent pour contrôler ce marché-là. On en a six aujourd’hui, alors que Paris, qui est immense, en a trente. Nous allons passer à huit cette année, puis carrément à dix l’an prochain. Ce sont des moyens concrets. Pour sanctionner, mais avant cela pour accompagner la régularisation de ceux qui sont perdus dans la législation ».
« Cela étant, nous ne sommes pas anti-propriétaires. Et nous sommes porteurs de solutions, comme par exemple la mixité, qui permet, avec des facilités, de louer son appartement trois mois aux voyageurs et neuf mois à un étudiant ».



Ahura basta !
Les habitants du Vieux Nice n’en peuvent plus de ces touristes Airbnb. Leurs valises abîme les murs des immeubles et les ascenseurs sans parler des poubelles qui laissent à l’entrée de l’immeuble, ils se sont les propriétaires qui payent les charges.
Stop à ce tourisme de masse,
Le Niçois en ont marre
L’hypocrisie de M.Estrosi est hallucinante ! Qui valide l’implantation des bars, donne l’autorisation d’occuper les trottoirs avec des terrasses ? De plus, les personnes qui vivent de ces commerces ne sont pas au chômage.