250 personnes viennent de signer une pétition contre le bruit causé par les clients des bars et restaurants de la Place du Pin, un site parmi les plus touristiques de la ville. Ils estiment que rien n’est fait pour que les règles soient respectées, ce que conteste la mairie.
La haute-saison n’est pas lancée que les résidents du Petit Marais local disent en avoir, déjà, ras-le-bol. Depuis plusieurs jours, certains riverains du secteur Place du Pin-Bonaparte poitnent des nuisances devenues « insupportables ». En ligne de mire, dans ce quartier hautement touristique tout proche du Port Lympia, les (nombreux) bars et leurs terrasses.
Vendredi 16 mai, un « collectif Bonaparte » - dont les responsables ne sont pas nommés - a transmis aux médias niçois un manifeste de mécontentement. Comme toujours, et davantage encore alors que la campagne des élections municipales vient de se lancer, difficile de savoir si l’initiative n’est pas politisée. Cela étant, la pétition lancée a déjà rassemblé 245 paraphes sur le web, ce qui n’est pas négligeable pour une problématique hyperlocale.
Mieux contrôler les heures de fermetures et les terrasses
Ces Niçois énoncent des revendications claires : « Nous désirons que la rue vivante où nous habitons redevienne vivable et voulons que tous les commerçants respectent : la loi sur le bruit ; la loi sur le chauffage des terrasses ; les arrêtés qui fixent la taille des terrasses et le nombre de tables ; les horaires de fermeture ».
« Nous voulons aussi : des contrôles réguliers des établissements concernés le soir après 22 heures ; des sanctions effectives et des fermetures en cas de non-respect des arrêtés municipaux et des nuisances sonores ».
Le collectif poursuit en s’en prenant à la Ville : « Anthony Borré, le premier adjoint, a organisé en urgence une réunion avec les gérants des bars et des restaurants de la rue Bonaparte. Cela a eu lieu non à la mairie, mais en terrasse, en prenant le café. Aucun riverain n’a été convié, et aucun compte-rendu de cette réunion n’a été publié. La police municipale a contrôlé plusieurs établissements ces derniers jours (dans la vieille-ville notamment, tel que rapporté dans Nice-Presse)… en évitant la rue Bonaparte ».
Par ailleurs, « des contrôles des terrasses ont été menés (Place du Pin) mais… à 11 heures du matin, alors que les infractions ont lieu le soir ». Rappelons pour le contexte que, comme nous le révélions en février dernier, des citoyens du coin avaient déjà déposé un recours contre un projet de restaurant dans une ex-cité marchande, entraînant un report des travaux.
« La police municipale est mobilisée »
Sollicitée par nos soins, la Ville assure que « Anthony Borré a proposé aux riverains une réunion. Une personne s’est manifestée » et elle « sera reçue ».
Sans évoquer spécifiquement le périmètre Bonaparte, la collectivité souligne que « des arrêtés municipaux règlementent le bruit » et que « chaque riverain a légitimement le droit à une tranquillité résidentielle ». Tout en promettant que « la police municipale est mobilisée ».
Le « surtourisme » en question
La capitale de la Côte d’Azur est-elle désormais, comme bien d’autres grandes cités européennes, victime de surtourisme au cours de la saison, et même avant ?
Selon Fred Ghintran le porte-parole des restaurateurs locaux reçu dans Nice-Presse Dimanche le 18 mai, non, pas vraiment :
« Nice n’est pas saturée, contrairement à ce que l’on entend parfois. Oui, il y a des nuisances en haute saison, mais elles doivent être gérées intelligemment. Je défends le tourisme, mais avec des règles. Les patrons doivent tenir leur affaire et faire les choses proprement. Avec la mairie, ça a toujours été cool sur les terrasses : ils savent que l’on doit faire notre chiffre en saison. »
« Il faut des règles. Mais aujourd’hui, n’importe qui peut ouvrir un restaurant. Je défends l’idée d’un vrai diplôme. Comme pour les coiffeurs ou les plombiers. »
Reste que les points d’achoppement se multiplient ces derniers temps. La Gare du Sud, l’hôtel de luxe Anantara Plaza ou le branchouille Mama Shelter ont récemment dû s’engager à s’organiser autrement, voire à carrément entamer des travaux après des remontrances de Niçois face aux différentes nuisances.










Il n’y a pas que la place du pin. 3 nouveaux établissements avec terrasses dans la rue Bavastro en 6 mois (restaurant festif, le saint nicolas bar et cocktail, et restaurant de pates). La rue devient aussi invivable et la police municipale ne vient jamais quand on l’appelle…
N’importe qui peut ouvrir un restaurant … Il suffit d’avoir le « pognon ». Et du pognon certains en ont, il suffit de voir la multitude de commerces repris ou créés : ongleries, barbiers, kebab, etc ; mais personne pour proposer des petits farcis, pan bagnat ou socca. Bizarre, c’est pourtant ce que cherchent les touristes : goûter à la cuisine locale. Quant au bruit, les policiers municipaux devraient arpenter la Place du Pin (entre autres) pour constater les débordements. Là comme ailleurs, les riverains ont le droit de profiter de leurs soirées sans nuisances. Pourquoi le maire de Nice ne s’occupe t’il pas personnellement de… Lire la suite »
Effectivement la rue Bonaparte et la place du pin ne désemplissent pas. La musique commence certains jours à 16h et des jours jusqu’à 1h du matin. Puis la fermeture des terrasses en traînant les tables et les chaises et la même chose à l ‘ouverture, sans aucun respect pour les habitants qui doivent subir ces nuisances, malgré nos plaintes au restaurateurs et à la police.personnellementje veux que nos restaurateurs travaillent,mais ils doivent respecter les lois comme tous citoyens.
Hélas, les Niçois et les habitants de Nice passent après les touristes ! Place du Pin, un magasin d’électricité ferme et devient un bar/restaurant, une boulangerie ferme et devient un restaurant, une fleuriste ferme et devient un restaurant, un magasin de peinture ferme et devient un restaurant etc.etc. Où est la vie de la ville ? Car il n’y a pas que la rue Bonaparte qui change.… Où sont les commerces et les vieux niçois qui jouaient aux dominos sous les arcades place Garibaldi ? La mairie doit croire que les touristes ne sont là que pour manger et qui plus est même pas… Lire la suite »
On ne fait pas de sous en dehors de la bouffe touristique, les ampoules on les commande ou on achète en grandes surfaces, le soir tous les bars sont pleins et ça rapporte quoique vous en.pensiez, a la ville aussi
Peut être sauf que moi comme les riverains nous n’en voyons pas le bénéfice ! Vous oubliez que ce sont les petits commerces qui sont l’âme de la ville et son charme.