Dans une cellule de la maison d’arrêt de Grasse, un homme soupçonné d’avoir tué son épouse à Nice, à la veille de leur divorce, a été retrouvé mort le 11 février. Le parquet évoque un suicide et une enquête est en cours.
Le décès de ce détenu, poursuivi pour assassinat et tentative d’assassinat, a été confirmé lundi à l’AFP par le parquet de Grasse, qui confirme une information de Nice-Matin.
Retrouvé mort à la maison d’arrêt de Grasse
Détenu à la maison d’arrêt de Grasse, l’homme a été retrouvé mort dans sa cellule le 11 février. Lundi, le procureur de Grasse, Éric Camous, a précisé que « Tout indique que c’est un suicide », assurant qu’il n’y avait aucune indication « qui laisse entendre l’intervention d’une cause extérieure ».
Une autopsie a été requise et une procédure a été ouverte pour « recherche des causes de la mort », a ajouté le magistrat.
Les faits reprochés après l’interpellation du 4 novembre à Nice
Selon les éléments rapportés par le parquet, l’homme avait été interpellé par la police le 4 novembre dans l’appartement familial à Nice. Il est soupçonné d’avoir asséné plusieurs coups de couteau mortels à son épouse, âgée de 39 ans, dont il allait divorcer.
Lors de cette scène, une adolescente de 17 ans, fille du couple, qui avait tenté de protéger sa mère, avait également été grièvement blessée par plusieurs coups.
Le suspect était poursuivi pour assassinat et tentative d’assassinat.
L’avocat évoque des expertises psychiatriques non réalisées
L’avocat du prévenu, Paul Sollacaro, a indiqué avoir été informé du décès jeudi. Il a rappelé que son client était « toujours présumé innocent » et a indiqué que ce dernier « contestait les faits qui lui étaient reprochés ».
Me Sollacaro a également expliqué : « Il y avait des expertises en cours, notamment sur le plan psychiatrique, qui malheureusement n’ont pas pu être faites, compte tenu du délai imparti à l’expert et de ce qui vient de se produire ».
Interrogé sur un potentiel suicide, il a rappelé que « le parquet a souhaité qu’il y ait une enquête, on attend avec la famille les résultats ».
L’avocat a enfin appelé à « respecter le deuil des familles dans ce dossier, de toutes les familles bien évidemment ».
Le couple, d’origine tchétchène selon la police, était en conflit depuis plusieurs années.
En décembre 2023, l’épouse avait rapporté avoir été violemment frappée et tirée par les cheveux. Mais elle n’avait pas souhaité porter plainte ni se rendre à l’unité médico-judiciaire, et le père avait été relaxé quelques mois plus tard.
Selon la dépêche, l’homme avait lui-même porté plainte à deux reprises contre sa belle-famille en dénonçant des menaces de mort, tandis que la mère avait porté plainte pour enlèvement de mineur dans le cadre de la séparation.
Pourquoi c’est important
- Un suspect poursuivi pour assassinat et tentative d’assassinat est mort en détention, et le parquet évoque un suicide.
- Une autopsie est requise et une procédure pour « recherche des causes de la mort » est ouverte, pour établir les circonstances exactes.
- Le dossier concerne des faits de violences intrafamiliales signalés sur plusieurs années et une affaire criminelle survenue à Nice.
Nice-Presse avec agence










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