L'épicerie sociale "Les Saveurs solidaires" vient d'ouvrir ses portes dans le centre-​ville de Nice. Hygiène ou denrées alimen­taires… Ici, les bénéfi­ciaires peuvent trouver des produits vendus à faible coût, mais aussi du soutien moral. 

De plus en plus de personnes sont en diffi­culté face à l'inflation. Afin de lutter contre cette situation, divers projets sont mis en place. L'épicerie sociale "Les Saveurs solidaires" du Centre Communal d’Action Sociale de Nice a ouvert le 14 décembre dernier, rue Raspail. "On propose des produits alimen­taires, d’hygiène ou ménagers à 30% du prix du marché" détaille Laurence Cardona, assis­tante sociale et coordi­na­trice du lieu. "Ici, deux montants sont visibles : en blanc le prix de la grande surface et en jaune celui de l'épicerie". Par exemple, des champi­gnons de Paris en boîte sont affichés à 0,52 centimes au lieu de 1,72 euro. 

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Photo : Nice-Presse

Aider les plus démunis 

Pomme, banane, pâte, purée, déodorant, conserves… "Pour les personnes seules, le panier mensuel est fixé à quarante euros par mois. Cela correspond globa­lement, s'ils devaient acheter dans une grande surface, à 140 euros d'achat".

Ouverte depuis un peu plus d'un mois, l'épicerie reçoit "des personnes seniors qui ont été orientées, des deman­deurs d'emplois…" Pour le moment, dix familles sont bénéfi­ciaires, dont des monopa­ren­tales. "Nous recevons tous les jours des demandes. L'objectif c'est de pouvoir accueillir jusqu'à 150 ménages d'ici fin 2024". 

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Photo : Nice-Presse

Mais alors comment accéder à cette épicerie ? "Si une personne veut faire une demande, elle doit passer par son travailleur social de secteur ou qui la suit", poursuit Laurence Cardona. Chaque bénéfi­ciaire pourra faire l'objet d'un accom­pa­gnement indivi­dualisé. "Ils sont admis pour six mois, éventuel­lement renou­ve­lable une fois, avec un projet ou un objectif à atteindre". 

Un lieu de rencontre et d'échanges

Kika est bénéfi­ciaire depuis le début de l’année : "c'est mon assis­tance sociale qui m'a orienté suite à la perte de mon travail et donc de mes revenus. En attendant que mon dossier soit mis à jour, il fallait que je puisse remplir mon frigo. Pour moi, c'est un soula­gement de pouvoir venir ici. Mes stocks diminuaient, je commençais à me demander comment j'allais me nourrir…" Pour rappel, 14% de la population niçoise vit en dessous du seuil de pauvreté. 

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Photo : Nice-Presse

Ici, on peut donc faire ses courses à tarif réduit mais aussi accéder à un lieu de rencontres et d'échanges.

"Ce dispo­sitif a vocation à compléter ceux déjà existants", précise Jennifer Salles Barbosa, vise-​présidente du CCAS et adjointe déléguée aux seniors et aux solida­rités. "Le but est de diver­sifier, d'accueillir de nouvelles familles…" De plus, "on les accom­pagne. D'ailleurs des cours de cuisine ou encore de bien manger… seront dispensés prochai­nement. C'est important de faire de la prévention, de savoir comment bien s’alimenter avec peu de moyens…"

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