Une procédure symbolique a été lancée contre Didier Raoult par un groupe de confrères qui mettent en cause sa défense de la chloroquine et son discours peu confraternel. La plainte à l’Ordre des médecins a très peu de chances d’aboutir à une radiation.
RÉGION SUD — La polémique ne s’éteint pas. Une plainte devant l’Ordre des médecins a été déposée en juillet contre l’infectiologue marseillais, révèle Le Figaro.
La Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf) en est à l’origine, auprès du Conseil départemental de l’Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône.
Que reprochent concrètement ces médecins au directeur de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille? Ils estiment qu’il aurait enfreint neuf articles du code de déontologie médicale.
Il aurait ainsi commis une faute en promouvant un « remède miracle » (un traitement comprenant notamment l’hydroxychloroquine) qui n’avait pas encore fait ses preuves.
Est ainsi reproché son « manque de confraternité », puisque le professeur Raoult a vertement critiqué pendant plusieurs semaines ses pairs quand ils assumaient des désaccords avec ses conclusions.
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La plainte mentionnerait également des « essais cliniques ne respectant pas le protocole adéquat » et la « diffusion de fausses informations auprès du grand public ».
Dans ce genre de procédures, les sanctions peuvent aller du simple avertissement à la radiation définitive, mais dans près de six « affaires » sur dix, rien de coercitif n’est décidé.





