Sur la Riviera italienne, on peut risquer la prison si l’on emporte quoi que ce soit des plages. En France, des sanctions, moins sévères, existent aussi.
Ils représentent l’un des symboles de la Côte d’Azur : les galets qui peuplent les plages de Nice, et certaines autres du pourtour méditerranéen. Tant et si bien que vous pourriez être tentés de vous en garder un en souvenir, ou d’en emporter pour vos proches. Comme pour ce qui est du sable ou des coquillages, les règles sont claires, et il en va de la protection de l’environnement.
Sur le papier, tout ramassage est interdit. Selon le Code de l’environnement, « les extractions de matériaux […] risquent de compromettre directement ou indirectement l’intégrité des plages, dunes littorales, falaises, marais ».
Evidemment, il s’agit de ce qui est exagéré. Avec parcimonie, il y a peu de chances qu’un agent de police se lance à votre poursuite. Sauf à Nice, puisqu’ici une règle locale s’applique. Un arrêté datant d’une quinzaine d’années, punit de 38 euros de contravention le prélèvement de tout matériau, tel que le rappelle 20 Minutes.
Et si vous veniez remplir votre sac à dos de galets niçois, vous vous exposez à une amende, nationale cette fois, pouvant aller jusqu’à 1.500 euros.
Ce qui s’applique aux coquillages l’est aussi pour le sable, et pour nos galets, qui en plus ont un rôle particulier de préservation de la faune et de la flore. Précisons que cueillir les fleurs des littoraux est strictement prohibé, puisqu’elles sont généralement protégées. Porter atteinte à ces plantes peut valoir une douloureuse se portant, cette fois, à 150.000 euros.
On avait beaucoup parlé de ce fait divers l’été dernier : un touriste français revenant d’Italie avait été arrêté avec dans ses affaires 41 kilos de galets. C’est une plage de Sardaigne qui en avait été victime. Petits cailloux qui avaient été saisis, et remis à leur place. Reste que ces sanctions sont, dans les faits, généralement très compliquées à faire appliquer.



