Le marché immobilier autour de Toulon réserve bien des surprises. Selon l’étude récente de SeLoger (prix au 1er octobre 2025), plusieurs communes du Var ont vu leurs prix chuter de près de 6 % en trois ans. Dans un contexte où les taux d’emprunt se stabilisent, les acheteurs patients et les familles à la recherche d’espace trouvent ici un terrain propice pour négocier. Un signe que le vent tourne, même sous le soleil méditerranéen.
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Les chiffres surprennent ! Alors que l’image d’une Côte d’Azur hors de prix semblait immuable, certaines communes du Var voient leurs étiquettes immobilières s’assouplir. À Fréjus, Puget-sur-Argens, Saint-Raphaël, Cuers ou encore Ollioules, la tendance est claire : les prix reculent. Et cette fois, il ne s’agit pas d’un simple ajustement de surface, mais d’un vrai rééquilibrage après des années d’envolée post-Covid.
Autour de Toulon, des communes où les prix s’assagissent enfin
Fréjus en est l’exemple le plus frappant. Avec 4 195 euros le mètre carré en moyenne, la station balnéaire emblématique perd 5,9 % en trois ans. L’offre pléthorique de résidences secondaires, souvent vides une bonne partie de l’année, pèse sur le marché. La magie des vieilles pierres et des plages de sable ne suffit plus à compenser un essoufflement du dynamisme local. Les acheteurs, désormais prudents, scrutent chaque quartier avant de signer.
La voisine Puget-sur-Argens affiche une baisse équivalente. Ici, la proximité de l’autoroute A8 et un cadre de vie résidentiel n’ont pas suffi à maintenir les prix. Le marché, centré sur la résidence principale, se normalise après la fièvre d’achat observée pendant le confinement. Le manque de liaison ferroviaire et une offre limitée en biens d’exception expliquent aussi cette accalmie.
Plus à l’est, Saint-Raphaël, pourtant prisée pour ses plages et sa gare TGV, connaît le même scénario. Les 5 261 euros le mètre carré ne sont plus une barrière infranchissable pour les acheteurs aguerris. Certains propriétaires revoient leurs ambitions à la baisse, conscients que les temps des ventes éclair sont révolus. Même le segment du luxe, jadis insensible aux corrections, s’ajuste désormais au réalisme du marché.
Des villages varois qui attirent les familles et les primo-accédants
En s’éloignant un peu du littoral, Cuers tire son épingle du jeu. Située à une trentaine de kilomètres de Toulon, la commune offre encore des maisons spacieuses à 3 402 euros le mètre carré. Le recul de 5,8 % n’inquiète pas les habitants, bien au contraire. Pour de nombreux primo-accédants, cette baisse est perçue comme une chance d’accéder à la propriété sans renoncer à la douceur provençale. Les ruelles calmes, les collines environnantes et la convivialité du centre-bourg en font un refuge familial.
Ollioules, à l’ouest de Toulon, suit le même chemin. Avec 4 330 euros le mètre carré, la ville conjugue proximité de la mer et qualité de vie. La baisse de 5,8 % traduit un retour à la raison après des années de hausse continue. L’attractivité de Toulon, sa gare et son bassin d’emploi maintiennent une solide demande, mais les acquéreurs prennent désormais le temps de négocier. Cette pause du marché pourrait bien ouvrir une parenthèse favorable pour ceux qui savent observer avant d’agir.
Selon SeLoger, les acheteurs les plus avisés sont ceux qui s’inscrivent dans la durée. Les investisseurs patients peuvent espérer une remontée des prix d’ici cinq à sept ans, surtout dans les communes secondaires. Quant aux télétravailleurs, ils trouvent ici une alternative séduisante aux grandes métropoles, avec un cadre méditerranéen plus accessible et des infrastructures en plein essor. Après tout, vivre sous le soleil du Var sans se ruiner n’a jamais paru aussi réaliste.






