Var-matin : Une nouvelle enquête pointe des «pressions» sur les journalistes

Var matin enquête Monde Diplomatique

Ne ratez aucune info

Inscrivez-vous à notre newsletter

Partagez cette info :

Total
0
Shares

L’enquête de @si met cette fois-ci davantage en cause la direction du groupe Nice-Matin que les élus eux-mêmes

MÉDIAS — Le Monde Diplo l’accusait le 26 février dernier d’être «toujours du côté du manche.» Dans une enquête publiée par le mensuel de gauche, le quotidien du Sud-Est était dépeint comme un média «à la situation financière dramatique», qui serait totalement «dépendant des publireportages, des publicités institutionnelles»… entreprises et élus locaux avec qui il se montrerait en retour «dévoué et révérencieux.»

Dans nos colonnes, le directeur des rédactions du groupe Denis Carreaux avait dénoncé un «papier totalement à charge et scandaleux.»

«Les accusations sont graves, les sous-entendus plus encore» avait-il encore regretté.

Dans une nouvelle enquête publiée, cette fois, par le site d’investigations Arrêt sur images (lien abonnés), l’indépendance de Var-matin est encore une fois mise en cause.

Dans le papier, on découvre ainsi plusieurs témoignages de journalistes travaillant actuellement ou étant passés par sa rédaction.

«Au sein du groupe Nice-Matin, la responsabilité est d’abord imputée à la hiérarchie des rédactions, jugée complaisante, plutôt qu’à Falco (le maire de Toulon, NDLR).»

Au vitriol, les témoignages internes recueillis par Arrêt dénoncent une «absence cruelle de soutien de la part de la direction de Var-Matin, bien plus préoccupée par le maintien de bonnes relations avec annonceurs et élus que par la qualité des informations.»

«Éviter la guerre totale»

Plusieurs reporters expliquent ainsi avoir dû démissionner et voguer vers d’autres rédactions après avoir été peu voire pas soutenus par leurs rédacteurs-en-chef face aux potentats locaux.

«Il y a une nécessité, à certains moments, d’apaiser les choses pour éviter de partir dans une guerre totale, et c’est ce que je fais comme patron de la rédaction» a défendu chez @si Denis Carreaux.

Toujours d’après le média d’enquêtes, «nombre de localiers du groupe misent plutôt sur Xavier Niel (nouveau propriétaire du groupe, NDLR), qui a annoncé son intention de respecter l’indépendance des rédactions, certains espèrent qu’il tiendra parole.»

«Y compris en écartant, si besoin, leurs directions qu’ils jugent bien trop complaisantes avec les élus et les annonceurs» conclut le papier, sous-entendant une fronde probable d’une partie des journalistes à l’occasion de la future élection de la direction éditoriale.

Partagez cette info :

Total
0
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ÇA POURRAIT VOUS INTÉRESSER
Nous utilisons des cookies. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre politique de confidentialité, ainsi que nos mentions légales.
Découvrez la newsletter de Nice-Presse