Au fil des siècles, de nombreux artistes ont trouvé refuge en région Sud. Les auteurs, notamment, y ont déniché un havre idéal pour l’inspiration. Ces trois localités comptent parmi les exemples les plus parlants…
Paradis de la villégiature internationale, la région Sud a depuis plusieurs siècles pris l’habitude d’accueillir des personnalités importantes issues de tous les domaines d’activité. Têtes couronnées, vedettes, philosophes, et évidemment, les artistes. Des peintres attirés par les merveilleux paysages aux sculpteurs de génie, la liste est presque interminable.
Parmi les plus illustres ayant foulé les terres de Provence-Alpes-Côte d’Azur, on retrouve aussi de très nombreux écrivains. Marcel Pagnol, Alphonse Daudet, Edmond Rostand ou encore Jean Cocteau, poète émérite, entre autres, ont, à leur manière, marqué notre territoire de leur empreinte.
L’histoire d’un Anglais dans le Luberon
Parmi les meilleurs exemples de cet esprit littéraire, il nous faut citer Peter Mayle, un Anglais que rien ne prédestinait à devenir l’un des plus fameux ambassadeurs de notre région. Ce natif d’Oxshott a découvert le Luberon, et particulièrement le Vaucluse, à la fin des années 1980. Et il en est tout de suite tombé amoureux !
Si c’est par hasard qu’il a exploré cet endroit - il a été malheureusement « chassé » de la Côte d’Azur par la pluie - le Britannique vit un véritable coup de foudre. Il déménagera dans la foulée avec sa femme, Jennyfer, pour loger près du village perché de Ménerbes. Avec ce bouleversement, naît une vocation, celle d’écrire des romans, au point qu’il enchaînera les best-sellers.
Son œuvre phare reste « Une année en Provence », livre publié en 1989. Il retrace l’installation d’un couple venu d’outre-Manche, le tout avec humour, en contant les mœurs de leurs nouveaux voisins. Largement inspiré de son expérience, l’ouvrage de Peter Mayle est vendu à plusieurs millions d’exemplaires. Quant à son auteur, il ne quittera plus le secteur jusqu’à son décès à Aix-en-Provence en 2018.
Albert Camus admiratif de Lourmarin
Tout près de là, c’est un Français qui a fait la renommée de Lourmarin. Albert Camus, écrivain et philosophe engagé, s’est établi dans le Vaucluse avant la Première Guerre mondiale, sur les conseils de deux amis, Henri Bosco et René Char. Il est alors charmé par les lumières et les couleurs de la ville qui lui rappellent son Algérie natale.
Aujourd’hui enterré dans la belle cité provençale, il avait auparavant acheté à la fin des années 1950 une ancienne magnanerie - où sont élevés les vers à soie - grâce à l’argent du prix Nobel de Littérature glané en 1957. On pouvait alors souvent le croiser dans les petits commerces locaux, au restaurant Ollier, au café de l’Ormeau, ainsi qu’au stade de foot.
Afin de s’imprégner de son histoire dans la commune vauclusienne, sachez qu’il existe une visite guidée : « Sur les traces de Camus ». En arpentant les ruelles de la localité, vous découvrirez des anecdotes, des témoignages de proches et des résidents sur le célèbre romancier. Une balade accessible toute l’année.
Picasso et le cercle des artistes à Mougins
Sur le territoire azuréen aussi, les artistes se sont donnés rendez-vous, parfois sans repartir. Pablo Picasso, fait partie de ceux-là. S’il a beaucoup voyagé, il a toujours fini par revenir à Vallauris, Antibes ou encore Cannes.
À Mougins également, l’Espagnol s’est longuement arrêté, et-ce, dès les années 1930. Il séjournait alors à l’hôtel Vaste Horizon, croisant Paul Éluard, Man Ray, Lee Miller, Roland Penrose ainsi que Jean Cocteau.
À l’été 1937, ce groupe de représentants du courant surréaliste a fait de la municipalité maralpine un laboratoire créatif entre peinture, poésie et photographie. Mais ce n’est qu’en 1961 qu’il viendra définitivement y vivre en acquérant le mas Notre-Dame de Vie. C’est d’ailleurs dans cette propriété qu’il meurt en 1973, non sans avoir laissé une marque indélébile en Côte d’Azur.






