À Nice, le début du mois de mars rime avec retour du soleil… et hausse des pollens : AtmoSud alerte sur des niveaux « très élevés » pour les cyprès et « élevés » pour les aulnes, avec un risque important pour les personnes allergiques. Rhinites, conjonctivites, toux ou essoufflement peuvent s’aggraver, surtout quand les pollens se combinent à la pollution de l’air.
Alors que les jours s’allongent et que le soleil réchauffe la Côte d’Azur, la nature s’éveille ; et avec elle, les pollens allergisants dans l’air niçois.
Selon les dernières alertes d’AtmoSud, les pollens de cyprès atteignent des niveaux très élevés et ceux des aulnes sont à un niveau élevé, signalant un risque important pour les personnes allergiques. Ces grains microscopiques provoquent rhinites, conjonctivites, toux ou essoufflement chez environ 30 % des adultes en France, soit plusieurs millions de personnes touchées par la pollinose chaque printemps.
Pollens et pollution de l’air, des symptômes qui peuvent s’intensifier
Lorsque le pollen est combiné à une pollution de l’air (particules fines, ozone ou oxydes d’azote liés au trafic et au chauffage urbain), la réaction allergique peut se multiplier. Les polluants modifient la structure des grains de pollen, augmentent la libération de protéines allergènes et rendent les voies respiratoires plus sensibles, provoquant des symptômes plus fréquents et plus intenses.
Des études scientifiques confirment cette interaction et montrent que la combinaison pollens-polluants accroît l’incidence de rhinites et d’asthme.
Les arbres, un atout pour l’air et le bien-être malgré les allergies
Pour autant, les arbres ne sont pas nos ennemis, bien au contraire. Il est important de se rappeler que les arbres purifient l’air, abritent la biodiversité et apportent fraîcheur et ombre.
Avec le retour des beaux jours et les travaux de jardinage, c’est le moment idéal pour choisir des espèces moins allergisantes et diversifier la végétation locale : cela permet de profiter de la nature tout en respectant la santé de chacun. Les jardins et espaces verts deviennent ainsi un atout pour la qualité de l’air et le bien-être, et non un facteur aggravant d’allergie.
Les gestes à adopter au début du printemps à Nice
Pour mieux vivre ce début de printemps, il est conseillé de consulter quotidiennement les alertes polliniques d’AtmoSud, d’aérer son logement tôt le matin ou tard le soir lorsque les concentrations sont plus faibles, et de limiter les activités physiques intenses en extérieur lors des pics polliniques. Se rincer le nez et les cheveux après les sorties permet aussi de réduire l’exposition. Privilégier les mobilités douces (vélo, marche, transports en commun) peut aider à réduire la pollution et à limiter l’intensification des symptômes allergiques.
Enfin, il est recommandé de consulter votre médecin traitant, voire un allergologue, si les symptômes persistent ou s’aggravent. Des traitements adaptés peuvent être proposés, y compris l’immunothérapie allergénique (désensibilisation), qui peut être prescrite pour certains pollens et prise en charge par l’Assurance Maladie selon les indications et conditions.
Début mars marque le retour de la lumière et des fleurs, mais aussi celui des pollens. Vigilance dans l’air niçois, gestes adaptés, choix éclairés dans nos espaces verts et suivi médical permettent de profiter du printemps en respirant mieux.
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