Souvent difficile à repérer, la soumission chimique consiste à administrer une substance psychoactive à une personne, le plus souvent à son insu, pour altérer son consentement ou sa vigilance. Repérer les signes, ne pas rester seul et s’orienter vers les bons interlocuteurs permet déjà d’agir.
La soumission chimique est un fléau invisible mais bien réel, qui touche des centaines de personnes chaque année, souvent des femmes, souvent en silence.
Elle désigne l’administration à une personne, le plus souvent à son insu, d’une substance psychoactive pour altérer son consentement ou sa vigilance. C’est une forme de violence qui peut être associée à des agressions sexuelles ou à d’autres infractions.
Certains signes doivent alerter : trous de mémoire, somnolence inhabituelle, troubles visuels ou de l’équilibre.
Que faire en cas de suspicion ?
Pour lutter efficacement contre ce fléau, il est recommandé de s’informer sur les signes qui doivent alerter, de ne pas rester isolé et de contacter des ressources spécialisées ou d’en parler à des proches de confiance.
Si possible, conservez les éléments de preuve (vecteurs suspects, détails des symptômes) et consultez rapidement un professionnel de santé.
Des prises en charge et des orientations possibles
Le Centre de Référence sur les Agressions Facilitées par les Substances (CRAFS) propose un service de téléconseil par des pharmacologues formés, pour orienter les victimes et leurs proches vers la prise en charge médicale, psychologique et juridique adaptée.
La Maison des Femmes des Alpes-Maritimes, service du CHU de Nice, propose une prise en charge pluridisciplinaire des femmes victimes de violences (physiques, psychologiques, sexuelles), avec un guichet unique pour l’accès aux soins, soutien psychosocial, accompagnement juridique et groupes de parole. Ce lieu d’accueil bienveillant et confidentiel peut être un point d’entrée pour des personnes suspectant une soumission chimique ou ayant subi une agression associée à une substance.
Briser le silence
La lutte contre la soumission chimique repose sur une responsabilité collective : croire les victimes, agir sans attendre, orienter vers les bons interlocuteurs et rappeler un message essentiel : ce n’est jamais la faute de la personne qui subit, et personne n’est responsable de la violence qu’on lui impose. La seule personne responsable, c’est l’agresseur.
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Besoin d’aide ?
- Urgences : 15 (SAMU) ou 17 (Police/Gendarmerie).
- Maison des Femmes de Nice : 04 92 03 21 10.
- 3919 (Violences femmes info, 24h/24).










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