Patrimoine préservé, paysages fabuleux… À Nice, ces quartiers fleurent bon l’art de vivre azuréen. Mais leur histoire est aussi jalonnée d’anecdotes plus ou moins connues que nous vous invitons à (re)découvrir.
Une grande histoire et bien des secrets. Au coeur de Nice, l’expédition au quatre coins de la commune pourrait vous révéler bien des anecdotes locales. Une balade savoureuse et pleine d’infos pour se sentir, à l’arrivée, comme « un vrai Niçois ».
À Cimiez, zoo sensationnel et tramway électrique
L’un des secteurs les plus convoités ! Cimiez ne laisse pas indifférent grâce à son riche patrimoine illustré, notamment, par les arènes, sachant qu’il était autrefois considéré comme la cité romaine de Cemenelum. Mais ce que vous ignoriez peut-être, c’est que bien des années après l’Antiquité, il a abrité le premier zoo de la Riviera. On le doit au couple d’aventuriers Léa d’Ascot et Gabriel Lagrange.
On retrouvait ainsi des tigres et d’autres animaux extraordinaires. Mais tout s’est écroulé en 1906. La créatrice du parc est retrouvée morte et le site disparaît. La ligne de tramway électrique inaugurée en 1895 qui servait à y accéder - que les habitants surnommaient « la limace géante » pour sa lenteur - survit jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, avant d’être remplacée par des « trolleybus » (des véhicules reliés à des fils aériens).
« Libération », un nom loin d’être anodin
Du côté de Libération, laissez-vous guider au sein d’un quartier chargé d’un riche passé. Son appellation, déjà, fait directement référence au 28 août 1944. Une date capitale pour Nice puisque jusque-là sous occupation allemande, la Baie des Anges entame sa « libération » dans le sillage de 350 résistants niçois, qui ont mené une guérilla urbaine, contraignant les soldats ennemis à battre en retraite.
Quelques jours plus tard, la municipalité est débarrassée de l’oppression du IIIe Reich et cet épicentre de la ville épouse le nom de Libération. À noter que depuis 2011, une place porte le nom du Général de Gaulle, qui a fait un discours en avril 1945, vers Masséna.
Quand Saint-Isidore rêvait d’indépendance
Et si nous avions à côté de Nice une petite commune, Saint-Isidore ? Tout à l’Ouest, cette zone a en effet milité durant un temps pour son indépendance. C’était après la Seconde Guerre mondiale, lorsqu’un vent de rébellion a soufflé sur le secteur. Certains habitants, attachés à leur identité locale et à leur mode de vie rural, ont rêvé d’autonomie.
Une initiative qui n’a pas abouti, mais qui reflète l’amour de la population pour son quartier et son territoire. Un esprit de village qui perdure encore de nos jours dans le cœur de certains des résidents, qui parlent d’ailleurs de « campagne » pour désigner les champs encerclés par la zone commerciale.






Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.