Nombreuses sont les belles bâtisses à régner sur le littoral azuréen. Certaines ont même construit une véritable légende et sont devenues de vrais monuments iconiques de la région.
Si vous n’avez pas encore visité ces demeures, vous en avez forcément déjà entendu parler ou pu les admirer en photo. Lorsque vous vous baladez sur la Côte d’Azur, vous apercevez régulièrement des résidences majestueuses et particulièrement impressionnantes.
Ces propriétés participent à la renommée de notre territoire et se distinguent pour plusieurs raisons : architectures exceptionnelles, volumes démesurés ou décorations extravagantes. Elles marquent de leur empreinte le littoral azuréen et permettent de cultiver le mythe.
Voici une liste non exhaustive des maisons de légende que l’on peut contempler au bord de la Méditerranée, autour de Nice.
La célèbre villa Ephrussi de Rothschild

Nous pouvons démarrer par celle qui est peut-être la plus réputée, du moins celle suscitant le plus de visites. Nous parlons ici de la villa Ephrussi, une pépite située à Saint-Jean-Cap-Ferrat que nous devons à Béatrice de Rothschild. Fantasque et richissime, la baronne a fait édifier au début du XXe siècle un palais digne d’un conte de fées.
Entre les sublimes les jardins, le style Renaissance italienne de la bâtisse et son extraordinaire intérieur (on peut y retrouver plusieurs œuvres d’art), on aime s’y promener et se délecter des paysages.
Chaque pièce mérite que l’on s’y attarde et vous transporte à la Belle Époque. Vous replongerez alors dans l’ambiance des réceptions mondaines qui y étaient organisées autrefois.
Le 7e art s’invite à la villa Domergue

Partons ensuite à Cannes, où l’on peut admirer la villa Domergue. Amateurs de cinéma, ce nom vous est sans doute familier. C’est tout à fait logique, puisque c’est ici que chaque année, lors du festival, les membres du jury viennent délibérer.
Nous la devons au peintre Jean-Gabriel Domergue, qui s’est inspiré des palais vénitiens pour sa construction en 1934. Le résultat débouche sur un logis Art Déco au pur style provençal.
Dès l’entrée, vous observez de grandes ouvertures vers l’extérieur, donnant sur un somptueux parc méditerranéen aménagé en restanque. L’été, elle reçoit un festival de musique, « Jazz à Domergue » et est ouverte au public.
Woody Allen inspiré par la Eilenroc

Il est aussi possible de donner un coup de projecteur sur un site un peu moins connu, mais tout de même admirable, du Cap d’Antibes. Il s’agit de la villa Eilenroc. Elle fut bâtie entre 1860 et 1867 pour l’ancien gouverneur des Indes néerlandaises par Charles Garnier. Plus près de nous, elle a par exemple servi de décor pour le film de Woody Allen, « Magic in the Moonlight », en 2014.
Au sujet de son architecture, on pourrait la décrire comme ravissante et moderne, à l’image de la salle de bain qui dispose de tout le confort moderne. Avec son style néo-classique, elle est magnifiée par le parc qui l’entoure. Donnant l’impression de se jeter directement dans la mer, l’habitation possède de discrets escaliers creusés dans la roche. Les points de vue sur l’horizon y sont uniques.
Actuellement, la villa Elienroc du Cap d’Antibes est fermée au public.
Hommage à la modernité à la villa E-1027

Du côté de Roquebrune-Cap-Martin, nous pouvons nous arrêter face à la villa E-1027. Elle symbolise les demeures modernes, surtout avec son étrange nom. Elle est la première création d’Eileen Gray, sortie de terre dans les années 20.
Elle est montée sur pilotis avec de larges ouvertures donnant sur la mer. Au mur, on y découvre des fresques colorées, au nombre de huit, signées de la main de Le Corbusier. Ce dernier était d’ailleurs le voisin, et son célèbre Cabanon peut lui aussi se visiter.
Jean Cocteau et la villa Santo Sospir

Enfin, notre périple se conclut par un retour à Saint-Jean-Cap-Ferrat, pour profiter de la villa Santo Sospir. Son histoire est originale, puisque les propriétaires, amis de Jean Cocteau, ont laissé l’artiste peindre les façades de cette superbe maison.
Ainsi, il viendra à plusieurs reprises séjourner en ces lieux. Il imaginera des fresques murales s’inspirant de la mythologie. Il imposera également sa touche grâce à d’imposantes mosaïques, comme celles de l’entrée ou de la salle à manger. Des meubles portent aussi son sceau.



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