Cette semaine, des agents de sécurité seront déployés autour des HLM du quartier des Moulins, pour assurer la tranquillité des riverains. Ils seront sur place dès le jeudi 2 mai.
Est-ce la réponse qui permettra de ramener le calme dans la cité des Moulins ? Secoué depuis des années par le développement du trafic de drogues, ce secteur de 10.000 habitants situé dans la Plaine du Var s’apprête à accueillir des vigiles privés. Leur rôle ? Veiller sur les HLM et leurs alentours, et ainsi lutter contre les nuisances du quotidien à proximité des logements sociaux.
Ces 17 agents ont tout d’abord été formés, et seront opérationnels dès ce jeudi 2 mai, comme Nice-Presse l’annonçait dans cet article du 25 avril. Inspiré par un dispositif toulousain, il évoluera au fil des jours et des semaines afin de s’adapter aux réalités niçoises.
Équipés d’armes de « catégorie D »
Avant leur arrivée, les gardiens ont pu se rapprocher des associations du quartier, mais aussi avec les policiers municipaux et nationaux.
Rappelons qu’ils seront équipés d’armes de catégorie D : tasers, matraques, bombes lacrymogènes… Pour leur protection, ils compteront sur des gilets tactiques. En cas d’interventions « musclées », ils pourront se vêtir de casques et de boucliers.
Appelé « Gaida », soit « garde » en Nissart, mais aussi acronyme de Groupement d’agents interbailleurs contre les désordres et abus, le plan comprend majoritairement des anciens militaires ou officiers de police, qui seront surtout amenés à patrouiller en fin de journée et en début de nuit, moments où les heurts sont les plus susceptibles d’éclater.
Autour de 2 millions d’euros
Précisons que les vigiles auront également accès à un bouton d’alerte relié directement au centre de supervision urbain. Sur eux, on retrouvera aussi des caméras. Le coût de l’opération est estimé à 1,8 million d’euros, une note divisée entre la Ville, la Métropole et les bailleurs sociaux.
À LIRE AUSSI : Nice : le préfet recale la mairie, qui voulait envoyer l’armée dans la cité des Moulins
Le groupement d’intervention devait initialement débarquer à l’hiver, en décembre 2023 ou janvier 2024. Le procédé verra finalement le jour au printemps, début mai, avec la volonté de tranquilliser un quartier impacté par les violences et les dégradations.



Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.