- Vous lisez un épisode de “Le Port Lympia, héritage et transitions”, l’un des dossiers de Nos Quartiers, le magazine qui parle de vous.
À travers son patrimoine exceptionnel représenté par de nombreux bâtiments devenus iconiques, le quartier du port de Nice a su faire perdurer son héritage au fil des siècles.
Église Notre-Dame-du-Port
Elle trône majestueusement sur la place Île-de-Beauté, faisant face au bassin Lympia et à la baie des Anges. Inscrite aux monuments historiques depuis 1991, l’église Notre-Dame fait partie de l’ensemble architectural du XIXe siècle situé sur la grand-place. En 2021, elle était intégrée au classement du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Chaque année, la procession de la Fête de la Saint-Pierre, organisée par les corporations de pêcheurs, débute par une messe au sein de l’édifice. Une église dont l’imposante façade côté mer présente un style néo-classique, caractérisé par des colonnes ioniques faisant penser à la Grèce antique, mais aussi un portique et un fronton. On y retrouve une dédicace en latin : « Maria sine labe concepta O.P.N », ou « Marie immaculée, priez pour nous. »
Espace Lympia
Avant de devenir l’actuel Espace Lympia, le majestueux bâtiment niché au 52 boulevard Stalingrad, était l’ancien bagne. Seul sur le territoire métropolitain à avoir conservé son état d’origine, son histoire est intimement liée à celle du Port Lympia.

En 1802, le bâtiment est ainsi transformé en bagne pour les militaires réfractaires. Les cellules sont équipées de portes avec serrures extérieures et gonds inversés, empêchant toute tentative d’évasion, tandis que les forçats sont enchaînés à l’intérieur. De 1862 à 1887, le bagne sert pour les condamnés à de courtes peines.

Inauguré en 2017, l’Espace Lympia géré par le Conseil départemental comprend trois sites à vocation culturelle : une galerie de 50 mètres carrés, un pavillon de trois étages et une terrasse panoramique. Sur cette dernière sont organisés des concerts de jazz, chaque été.

Monument aux morts de Rauba-Capeù
Il est souvent considéré comme l’un, si ce n’est comme le plus beau monument aux morts du pays. Érigé en 1928 par Roger Séassal, avec l’architecte Jeanniot, l’immense édifice qui trône place Guynemer, quai Rauba-Capeu, rend un fier hommage aux 3.525 soldats niçois morts lors de la Première guerre mondiale.

Le nom des disparus de la Seconde guerre mondiale et des guerres d’Algérie et d’Indochine sont également inscrits sur le monument dont le cénotaphe central abrite les plaques d’identité des défunts, ainsi que de la terre prélevée sur les champs de bataille.
Premier immeuble construit sur le bassin
C’est en 1751 que ce bâtiment de style baroque voit le jour sur le port Lympia, avec ses chaînages d’angle typiques, ses balcons et… son drapeau niçois, déjà. Il s’agit à cette époque de la toute première construction autour du bassin.

Le bâtiment qui suit, baptisé « Maison Liprandi », a lui été construit quelques années plus tard, en 1781, en suivant la même logique de construction. On peut désormais y retrouver au rez-de-chaussée le restaurant « Le Lunel ». Les deux bâtisses ont leur entrée rue de Foresta.
Mais aussi…
- Le phare. Depuis 1952, cet établissement de signalisation maritime marque l’entrée du port Lympia, au bout de l’immense jetée.

- L’ancien bunker. Il faisait partie de l’ensemble du dispositif de défense allemand, datant de l’occupation de la France, en 1942.






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