- Vous lisez un épisode de “Le Vieux-Nice, l’âme de la cité”, l’un des dossiers de Nos Quartiers, la nouvelle rubrique gratuite de Nice-Presse.
Inaugurée en 2020, la piétonne nichée entre le cours Saleya et la Promenade des Anglais séduit particulièrement les locaux. Pour le plus grand bonheur des restaurateurs, mais aussi des passants, qui n’hésitent (enfin) plus à l’emprunter.
Le souvenir morose est encore présent dans toutes les têtes. « Cette zone était devenue infréquentable, presque insalubre, se remémore une Niçoise, à l’ombre des grandes arches qui bordent le cours Jacques-Chirac. On l’appelait la rue de la pisse, un endroit où plus personne ne passait et que l’on évitait, à cause des odeurs et des rats. »
Mais depuis quatre ans, la rue qui abritait l’arrière des cuisines des restaurants du cours Saleya s’est métamorphosée, au point d’être aujourd’hui prisée des Niçois, mais aussi des touristes, qui ne manquent pas de photographier la statue de l’ancien président de la République.
Avec un dallage refait à neuf, des façades modernisées, des arches rénovées et un déploiement massif de terrasses pour les restaurateurs du secteur, la promenade est devenue une zone qui compte dans le centre-ancien, et qui a trouvé son public.
Apprécié pour son calme, son espace et sa vue
« Les Niçois nous demandent souvent la terrasse du côté du cours Jacques-Chirac, révèle Kalina Stoyanova, gérante du Meraki, un restaurant de spécialités méditerranéennes ouvert il y a quelques mois. Tous les soirs, nous affichons complet. Les touristes préfèrent encore le cours Saleya pour son aura, mais les locaux, eux, veulent l’autre côté. Pour la tranquillité et le petit aperçu sur la mer. »
Un constat partagé par Christophe Souques, co-gérant du groupe « Pineapple Enterprise », connu pour ses célèbres pubs Ma Nolan’s et dont deux des établissements du groupe, Le Bateleur et le Van Diemen’s, donnent directement sur la ruelle.
« C’est désormais un troisième spot entre la Promenade des Anglais et le cours Saleya, avec une ambiance bien distincte, sous les arches, sans les nuisances de la route et avec un petit courant d’air agréable. Sans le brouhaha constant de Saleya. »
C’est d’ailleurs en partie grâce à une initiative de Christophe Souques il y a plusieurs années que le projet a pris forme dans sa disposition actuelle.
« Quand on rachète Le Bateleur en 2015, je vais voir Philippe Pradal, à l’époque premier adjoint, pour obtenir l’autorisation de mettre une terrasse derrière, se remémore le chef d’entreprise. Je pense qu’il m’a pris pour un fou, mais j’étais persuadé que je pouvais faire un biergarten (brasserie en plein air pour déguster de la bière). La terrasse a plutôt bien fonctionné et monsieur Pradal m’a demandé si d’autres restaurateurs étaient prêts à investir, pour refaire les façades arrière. »
En 2017, Christian Estrosi dévoile le projet, achevé en 2020. Désormais, l’ensemble des établissements proposent un coin de l’autre côté, avec cette nouvelle proposition qui, estime Christophe Souques, « a vraiment de la gueule. »





Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.