Les nuits tropicales seront de plus en plus nombreuses en Région Sud, et notamment sur la Côte d’Azur, d’ici à 2050. Il va falloir s’habituer à transpirer en soirée.
Nous l’évoquions dans ce sujet à la fin du mois de juin : cette année, les « nuits tropicales » sont arrivées un peu plus tardivement, mais elles sont désormais bien présentes. Des soirées étouffantes durant lesquelles il est difficile de trouver le sommeil.
Rappelons que ce phénomène, malheureusement de plus en plus palpable, surtout chez nous, définit une nuit durant laquelle le thermomètre ne descend pas sous les 20 degrés. Les fortes chaleurs de la journée ne s’évaporent pas suffisamment lorsque le soleil se couche, tandis que la Méditerranée joue un rôle crucial. En effet, au-dessus de 25 degrés, la mer a du mal à se refroidir, ce qui engendre de fortes températures le soir.
+1,8 degré l’été en Provence-Alpes-Côte d’Azur
S’intéressant à cet événement météorologique peu agréable, l’Insee a publié, fin mai, un rapport à ce propos. Dans celui-ci, on remarque que Provence-Alpes-Côte d’Azur est la région française qui connaîtra le plus important réchauffement entre les deux périodes comparées (de 1976 à 2005 et de 2021 à 2050). Notre territoire gagnera 1,8 degré, grimpant ainsi à 20,5 degrés en juin, juillet et août, sachant que la moyenne dans l’Hexagone sera de +1,3 degré.
On peut même être plus précis en ajoutant que ce seront les secteurs alpins qui seront les plus impactés. L’étude nous permet aussi de savoir que 40% de la population du Sud-Est sera exposée à cinq jours ou plus de fortes chaleurs (au moins 35 degrés). Dans le reste du pays, ce pourcentage chute à 6%. Le Vaucluse notamment est visé, avec 98% de ses habitants devant vivre avec cette chape de plomb.
Si l’on revient aux « nuits tropicales », les projections tablent sur environ 45 très chaudes soirées chaque été de 2021 à 2050 sur la Côte d’Azur, contre 18 à 30 jours de 1976 à 2005. Globalement, tout le littoral sera touché, puisque les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône sont les départements dont les résidents seront les plus soumis à ce phénomène.
La bande du littoral particulièrement concernée
Dans le détail, les Maralpins, pour 94% d’entre eux, subiront 30 nuits tropicales ou plus. Une statistique similaire pour les Varois et à peine moins élevée pour les Bucco-Rhodaniens (81%). Le périmètre vauclusien affiche lui un taux de 60%. L’aspect positif est que les Alpes-de-Haute-Provence (63% de la population sous les 18 nuits) et les Hautes-Alpes (100% moins de 8 nuits) sont épargnées.
Il faut bien avoir conscience que la répétition de ces nuits torrides augmente les risques sanitaires et fragilise davantage la santé, surtout des personnes les plus vulnérables. Les prochaines soirées risquent d’ailleurs d’être particulièrement difficiles, avec des températures annoncées entre 25 et 27 degrés par Météo-France jusqu’au 5 août.
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Pour y faire face, il existe quelques conseils basiques mais efficaces, dont la douche froide juste avant de dormir, orienter un ventilateur vers l’extérieur d’une fenêtre ouverte pour chasser l’air chaud ou encore débrancher vos appareils potentiellement source de chaleur.



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