La Régie des Parcs d’Azur l’annonce elle-même ce mardi 28 janvier : la police judiciaire a mené ce matin une perquisition de son siège. Un acte de procédure lié à l’enquête ouverte par le Parquet au sujet de la fameuse statue de Jeanne d’Arc, commandée par la RPA l’an passé.
La saisine opérée par la préfecture des Alpes-Maritimes avait déjà conduit, ce mois-ci, le Tribunal administratif à décider du retrait de l’oeuvre - pas encore effectué à date - ainsi que de la rupture du marché, avec remboursement des sommes perçues.
L’erreur des Parcs d’Azur, satellite de la Métropole niçoise chargé de la gestion des parkings ? Selon la décision de première instance, avoir commandé pour 170.000 euros hors taxes une effigie de Jeanne d’Arc sans avoir lancé d’appel d’offres au préalable. « Un vice d’une particulière gravité », vivement contesté par l’intéressée.
Par ailleurs, cet achat avait motivé un élu écologiste niçois, Jean-Christophe Picard, à rédiger un signalement. Destinataire, le Procureur de la République avait choisi d’ouvrir une enquête : c’est dans ce cadre qu’une perquisition a bien été menée au siège de la RPA, ce mardi.
La Régie « conteste l’existence de toute infraction » et rappelle avoir « engagé les actions nécessaires contre la décision du Tribunal administratif ».
RPA « a naturellement communiqué aux policiers l’ensemble des éléments sollicités ». Et de conclure : « nous mettrons tout en oeuvre pour s’assurer du maintien de la statue de Jeanne d’Arc sur son site d’installation ».





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