Végétalisation, trottoirs spacieux, piste cyclable. Depuis bientôt deux ans, la partie Sud du boulevard Gambetta a bénéficié d’un important plan de rénovation. Pourtant, plus haut, l’ambiance est différente. Les commerçants montent au créneau et dénoncent un traitement inégal de cette artère emblématique du centre-ville.
Marcel Vidal, gérant de Nice-Papeterie et président de l’association des commerçants Gambett’sole, s’agace. « Quand tu refais une rue, tu refais en entier, ou tu ne fais rien. Là, ils rénovent le Sud et nous laissent dans un état pitoyable au Nord. Autant changer carrément le nom du boulevard ! À côté des aménagements du bas, ici, c’est Halloween toute l’année » ironise-t-il, avec un brin d’exagération.
Chaussée dégradée
Le commerçant pointe également du doigt les changements d’arrêts de bus, qui compliqueraient la vie des habitants et des clients. « En déplacer un sur 100 mètres, ce n’est rien pour un jeune, mais pour une personne âgée, c’est énorme. Et nous, on est directement impactés. »
La liste des griefs s’allonge. Chaussée dégradée, nuisances sonores, stationnement jugé anarchique… « Les nouveaux bus sont plus lourds. Résultat, il y a des trous partout, c’est infernal. Quant aux voitures, c’est le Far West. Certaines restent garées des semaines sans bouger…»
Chez L’Atelier de Vincent, l’évolution des arrêts de Lignes d’Azur aurait eu un effet immédiat. À l’en croire, 15% de chiffre d’affaires en moins.

« C’est énorme pour un magasin de proximité. Avant, les gens prenaient un café, une viennoiserie, remontaient dans le car. Le soir, ils descendaient, prenaient une baguette et un gâteau en rentrant chez eux. Aujourd’hui, ils ne passent plus par ici » déplore Vincent Mary, son gérant.
Un manque de concertation, selon lui. « Personne ne nous a consultés avant de changer tout cela. Chaque jour, des clients nous demandent encore leur chemin. Ça ne touche pas que nous, mais l’activité du quartier. »
Trop de sévérité contre… la double-file
Même problème chez Michaël Cohen, de la Pharmacie des Vosges. Il s’inquiète de la multiplication des verbalisations, qui dissuaderait la clientèle. Tropisme très niçois, dans le coin, on s’agace de la lutte contre la double-file.
« On avait tenter de négocier une tolérance de quinze minutes pour les gens qui viennent chercher une baguette ou un médicament. Mais rien n’a changé. Les PV pleuvent sur ceux qui s’arrêtent deux minutes » regrette-t-il.
Face à ces difficultés, les commerçants réclament plus de dialogue avec la mairie. « On ne demande que ça…» souffle Marcel Vidal. Sollicitée lundi, la collectivité n’a pas encore répondu à Nice-Presse.



Cet article s’additionnent à ceux sortis dans d’autres journaux ces derniers jours sur le même sujet.
Il est vrai qu’au nord de Thiers jusqu’à Goiran, c’est indigne de la ville de Nice. Trottoirs fracassés, enrobé défoncé, stationnement impossible, du goudront partout, une végétation moribonde.
La comparaison avec le sud de l’axe énerve vraiment parce qu’on voit bien que la Mairie a encore fait des travaux pour l’hyper centre touristique et que le reste bon…
Le pire ce sont les propos de mauvaise fois et limites agressifs de l’adjoint Nofri.
Espérons une prise de conscience du Maire !