Chaque mercredi à 7h30, RIFIFI, la rubrique des indiscrétions politiques de Nice-Presse. Vous avez une info ? Dites-le nous !
- MEGA FÉDÉ OU MÉGA FLOP ? Dans les couloirs de la mairie, on y verrait presque une combine. Cette semaine, Kirkor Ajderhanyan, un Niçois connu pour son engagement dans la vie locale aux abords de la Promenade des Anglais, annonce dans Nice-Presse lancer prochainement « une grande fédération des comités de quartiers, pour que la Ville nous écoute enfin ». Collectivité qui, elle, y voit la main de l’opposant Eric Ciotti. Dont l’entourage n’est pourtant pas soulevé d’enthousiasme ! « Même nous, on n’y croit pas tellement » souffle un interlocuteur du député UDR. « Déjà, ça vaut ce que ça vaut, puisque bien des comités ne représentent en fait personne ou presque. Souvent, les gens s’y tirent dans les pattes. Alors monter une fédé…» Quel intérêt alors ? « Vous allez voir que les patrons d’associations, diverses et variées, vont rivaliser de coups de gueule et d’initiatives dans les médias locaux ces prochains mois. Ils doivent penser que cela leur fera prendre de la valeur, pour rejoindre certaines listes de candidats. Comme d’habitude, certains feront leur marché parmi ces comités, ça promet d’être agité ». Le printemps sera chaud !
- ADIEUX EN OR MASSIF Dire au revoir, ce n’est pas toujours gratuit. Fin 2024, Umberto Tozzi - Ti amo, 1977 - se produisait au Palais Nikaia dans le cadre de sa tournée d’adieux. Une concert « gratuit », proposé par le Conseil départemental des Alpes-Maritimes. Enfin gratuit, pour les spectateurs, pas pour le contribuable. Le marché conclu par Cornolti Productions s’élève à 65.000 euros les trois heures. Qui a dit que le Département n’alignait pas des billes pour la culture ?
- GRAND ORAL La conférence réunira une quarantaine de personnes mais ça, personne ne vous le dira. Samedi, Jean-Philippe Tanguy, l’un des députés les plus en vue du RN, se rendra à Carros pour un dîner-débat. Mais avant, c’est à Nice que ce très proche de Marine Le Pen rassemblera des représentants du monde économique maralpin, pas toujours très emballés par le parti à la flamme, d’où l’anonymat. L’objectif sera de les convaincre que les Lepénistes ne sont pas communistes sur le plan économique, nous souffle-t-on, mais aussi de développer un réseau business sur lequel la droite LR a une longueur d’avance. Une moisson à laquelle se livre également Eric Ciotti (UDR) ces jours derniers, consultant et déjeunant à tout va. Celui qui n’est pas formellement candidat à la mairie de Nice a en tous les cas, après avoir formulé des propositions à certains, déjà quelques noms en tête pour une éventuelle liste. Certains ralliements promettent de faire parler !
- DE LOIN, MAIS PAS TROP Démenti poli après notre RIFIFI du 12/03 : non, Christian Estrosi (Horizons), au-dessus des partis, ne tente pas de comeback vers Les Républicains à un an des municipales. Pour autant, c’est l’un des piliers de sa majorité, Pierre-Paul Léonelli, qui s’emploie à leur donner un nouveau souffle à Nice, notamment avec une permanence qui pourrait ouvrir dans la vieille-ville, à quelques encablures de la mairie. Et avec un noyau dur composé notamment de l’un de ses plus proches adjoints, un vice-président de la Métropole et d’ex-colistiers « d’Estrosi 2020 ». Mais qui pourrait y voir une OPA ?
- PLAN B COMME BOVIS L’aventure n’avait duré que quelques jours : lors des dernières élections législatives dans la circonscription du centre-ville niçois, Maxime Bovis, un vingtenaire pas encore dans les radars, s’était lancé dans la course sans étiquette, mais plutôt à droite de la droite. Une (légère) concurrence face à Eric Ciotti qui ne s’était pas concrétisée : juste avant l’échéance, le même Maxime Bovis s’était spontanément retiré face au sortant, appelant à soutenir celui qui allait devenir président de l’UDR. Retrait qui ne l’a pas empêché de rebondir : six mois plus tard, l’homme était embauché comme attaché parlementaire pour une élue… de l’UDR.
- SERVAT TOMBE SUR UN OS C’est un communiqué qui ne remportera pas la palme de l’élégance. Le 25/03, la mairie annonçait le retour de la « Marche des Animaux » sur la Promenade des Anglais le mois prochain, « après le succès des trois premières éditions »... Se gardant bien de rappeler qui en a eu l’idée originelle, et en a fait un succès médiatique : l’écrivain Henry-Jean Servat. Il faut dire que celui qui fut l’élu en charge de ces questions ne se prive pas de tacler Christian Estrosi et son équipe depuis deux ans, après avoir été limogé du gouvernement municipal en 2023. Tout en s’étant affiché fort opportunément avec le grand rival, Eric Ciotti, dont il pourrait rejoindre la liste. On y revient toujours.
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