Chaque mercredi, RIFIFI, la rubrique des indiscrétions glanées par Nice-Presse. Vous avez une info ? Dites-le nous !
- CIOTTI ET LES 150 EXPERTS. « Je réunirai ce soir 150 experts, chefs d’entreprise, médecins, etc et nous construirons ensemble un programme pour Nice » annonçait, sur BFM, le député UDR du centre-ville le 27 février dernier, dans la perspective des prochaines municipales. D’après les étranges tweets postés sur son propre compte Twitter, foin de « 150 invités », sauf à loucher sévèrement sur les clichés. Et bien malin qui aura pu reconnaître des prises de guerre sur ces photos. L’absence qui cloche, surtout, c’est celle des dirigeants du RN 06, pas du tout représentés parmi la rangée d’élus assis à côté d’Eric Ciotti, malgré la promesse d’un accord électoral entre les deux partis. « Nous serons conviés à ce type de réunion bientôt, sans doute après une vraie annonce de candidature…» nous souffle-t-on. Avant de devoir porter le projet qui y aura été débattu, ce serait pas mal.
- DES TRAMS PLUS MALINS ? La présidente de l’agglo marseillaise Martine Vassal réclame cette semaine de pouvoir utiliser la reconnaissance faciale dans les transports en commun, sur le même modèle que ce qui existe dans les stades. À Nice, la Métropole aussi voudrait des trams et des bus plus « intelligents ». « Nous pourrions repérer des individus fichés, notamment des agresseurs d’agents… Ou les ados en fugue » plaide Gaël Nofri auprès de RIFIFI. « Nous serions prêts à mobiliser ces dispositifs rapidement, puisqu’une bonne part de nos caméras dans les rames comme dans les véhicules y sont éligibles ». « Une réforme s’impose, sauf à penser que les plus hautes instances auraient une vision dogmatique de la sécurité du quotidien ». On ne saurait le croire !
- CLAIR COMME DU JUS DE BOUDIN ? Selon le maire, le dernier bilan de la délinquance à Nice montre clairement que « le travail paie », puisque les indicateurs principaux y reculent quand ils bondissent ailleurs dans le département. Le RN local n’y croit pas une seconde. Réaction du conseiller régional Laurent Merengone, dans RIFIFI : « Christian Estrosi s’enorgueillit de la baisse des chiffres de l’insécurité, mais quand on parle aux policiers sur le terrain, leur avis diverge ! Les incivilités explosent et peu de victimes veulent perdre 4h au commissariat pour porter plainte !» Ce que des agents ne nous démentent pas : « les touristes ne nous signalent pas toujours ce qui arrive, surtout les étrangers. Même les locaux ne portent pas toujours plainte, parce qu’ils se doutent que les auteurs d’agressions seront peu voire pas condamnés par la justice. Et certains indicateurs sont présentés de façon floue. Une tentative de cambriolage par exemple, on va vous la vendre dans le bilan général comme une dégradation de biens…». Un cochon n’y retrouverait pas ses petits. « Reste à nuancer tout de même. Nice, c’est le calme plat si on se compare au Far West que sont Avignon, Grenoble…» On imagine que pas mal d’élus azuréens seraient tentés par un costume à la John Wayne, pourtant.
- LES FOUDRES DE LA MÉTROPOLE. C’est une galette qui leur restera en travers de la gorge. Deux maires de l’agglo niçoise se sont vus sucrer leur délégation à la Métropole par Christian Estrosi hier, pour avoir assisté à la cérémonie de voeux du rival Eric Ciotti le mois dernier. « Logique », assure la majorité, puisqu’ils s’étaient engagés, par la signature d’une charte, à rester « à distance de tout élu de l’extrême droite et/ou du RN », pourtant présents en nombre lors de la fameuse galette, donc. Communiqué assez convenu du patron de l’UDR : « Le Président de la Métropole continue de prendre en otage les élus. Je soutiens les maires face à cette dérive autoritaire ». Tweet un peu plus folklorique, accompagné d’un montage photo barré d’un gros éclair, pour le député ciottiste Bernard Chaix : « Tout notre soutien aux maires de la Métropole qui subissent une fois de plus les foudres de l’empereur Bokassa local ». Dans le bingo des comparaisons municipales, on ne l’avait pas vu venir celle-ci.
- TIRS CROISÉS. À Nice, l’installation de la statue de Jeanne-d’Arc, c’est une vraie partie de ball-trap ! En première instance, la justice a tiré sur un satellite de la Métropole qui n’aurait pas conclu la commande dans les règles de l’art. En retour, le préfet a dégainé, promettant de déboulonner la Sainte (ce qu’il n’a pas fait). Prenant un tir de barrage du maire, qui y voit une « dérive woke ». Ces jours derniers, les artisans qui ont façonné l’effigie en remettent une couche sur X, comparant un élu écologiste niçois, Jean-Christophe Picard, à « un Thénardier », qu’il faudrait représenter « en chiant sur une toile ». Réponse de l’intéressé : « le signalement que j’ai transmis à la justice porte sur une question pénale. Mon combat n’est pas de faire retirer une sculpture, l’Atelier Missor devrait donc s’adresser au préfet ! Et pour cette idée de « tableau », je laisse chacun à sa liberté d’expression…» Beau joueur.





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