Alors que l’ensemble des formations politiques locales appelaient hier dans Nice-Presse la mairie à renoncer à ce projet de partenariat, Eric Ciotti prend également position, et refuse de voir la ville être « associée à une dictature ».
Nice projette de se jumeler avec Samarcande, la cité-vitrine de l’Ouzbékistan, un État dont la brutalité est dénoncée par le Quai d’Orsay comme par les Nations Unies.
De la gauche à la droite, l’ensemble des formations politiques niçoises dénonçaient dans Nice-Presse mardi la décision portée par Christian Estrosi, et appelaient à y renoncer clairement.
Eric Ciotti, député du centre-ville (UDR) rejoint le mouvement. Ce 23 avril dans un communiqué, il note que « c’est avec indignation que j’ai pris connaissance du projet de jumelage porté par Christian Estrosi entre Nice et Samarcande ».
« Jumelage indigne »
« Il serait irresponsable d’ignorer les graves atteintes aux Droits de l’homme perpétrées par le régime ouzbek (…) L’Ouzbékistan est tristement connu pour ses violations systématiques des libertés fondamentales : persécution des opposants politiques, répression violente des manifestations pacifiques, criminalisation de l’homosexualité, usage généralisé de la torture, absence d’indépendance judiciaire et non-respect du droit élémentaire à un procès équitable. »
Et de conclure : « Ce jumelage indigne ternirait non seulement l’image de Nice, mais constituerait aussi une insulte à nos valeurs républicaines fondamentales. Je demande fermement à Christian Estrosi et à sa majorité municipale d’abandonner immédiatement ce projet. Nice mérite mieux que d’être associée à une dictature. »





