Longtemps perçu comme le « parent pauvre » de Jean-Médecin, le boulevard Raimbaldi cristallise aujourd’hui les frustrations d’habitants excédés par l’état de leur quartier. À deux pas de la gare de Nice-Ville et du Centre Iconic, ce secteur au certain cachet connaît une forme de déshérence urbaine que ses riverains ne supportent plus.
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Incivilités, sentiment d’insécurité, saleté. Les doléances se recoupent. « Cela fait quarante ans que j’habite ici. Le quartier s’est dégradé, et il n’y a plus de respect » lâche un habitant, amer.
Dès la nuit tombée, les abords de Raimbaldi changent de visage : « canettes qui traînent », « open bar sauvage dans la rue. » La population, disent certains, « ne convient plus », et le sentiment d’abandon s’impose. « On n’a aucun retour sur investissement en tant que propriétaires. »
Christian Estrosi veut un Raimbaldi à la hauteur
Conscient de ces crispations, le maire de Nice, Christian Estrosi, a pris la parole lors de l’assemblée de quartier « À vous la parole ! », tenue dans le secteur Lépante - Notre-Dame - Raimbaldi en mars dernier. Il y a détaillé un projet d’envergure : faire de ce tronçon « vide » de l’avenue Jean-Médecin le pendant animé et structuré du côté occupé par Iconic.
« Quand on regarde vers le pont de chemin de fer, on voit la transformation. De l’autre côté, c’est le vide. Nous souhaitons rééquilibrer tout cela » a lancé l’édile, évoquant un projet ambitieux de réaménagement urbain. En ligne de mire : faire évoluer l’image du quartier « d’un lieu de passage à un lieu de vie. »
Un « AMI » pour transformer en profondeur
L’idée va prendre forme via un « AMI » – un appel à manifestation d’intérêt – que la Ville compte lancer très prochainement. L’objectif ? Attirer les grands noms de l’immobilier pour transformer les abords de Raimbaldi.
Dans le viseur notamment : la « tour épouvantable et obsolète » jouxtant la voie rapide, les locaux vieillissants de la régie des parkings. « Il y a un potentiel immense » estime l’idylle. Un concours d’architecture sera organisé. À l’horizon 2027-2028, la transformation pourrait être tangible. De quoi voir venir, est-il espéré, de beaux commerces.
Un chantier de fond, mais aussi du provisoire
En attendant la décision finale, la mairie promet un « aménagement provisoire peu coûteux mais qualitatif », avec une part de végétalisaion (sans calendrier pour l’heure), d’animation culinaire, et des dispositifs de sécurité renforcés.
Déjà 300 caméras sont en place dans le quartier ; une trentaine supplémentaire viendra, d’ici 2026, couvrir le périmètre de Raimbaldi, l’un des plus sensibles de la zone selon les services municipaux.
Iconic II ? La Compagnie de Phalsbourg déjà en embuscade
Gaël Romero, directeur régional de la Compagnie de Phalsbourg – maître d’œuvre du diamant Iconic – n’exclut pas une (petite) extension de l’aventure. « Ce n’est pas impossible qu’Iconic se développe encore dans le futur. Pourquoi pas de l’autre côté de Jean-Médecin ? » nous a-t-il confié.
Des contacts existent. Des esquisses aussi. Le diamant niçois pourrait se parer d’une nouvelle facette. Raimbaldi, longtemps laissé à l’écart, en profitera-t-il ?



si on pouvait s’occuper de Rouget de lisle aussi une piste cyclable inutilisée, vide sesns dans cette rue, alors qu’on peut a peine emprunter les trottoirs tant en fauteuil roulant que en poussette, sans compter les accidents a l’angle boissy d anglas
Toute la journée sa sans la pisse épouvantable odeur
Grave..