Un an après son ouverture, Iconic n’a pas fini de faire parler de lui. Ce bâtiment audacieux posé tout près de la grande gare, imaginé par l’architecte de renommée mondiale Daniel Libeskind comme un geste fort - entre vitrine culturelle, pôle économique et catalyseur urbain - prépare sa grande mue finale : l’ouverture, début 2026, d’une salle de spectacle de 600 places. Mais il paraît qu’un autre (très) vaste dessein est à l’étude…
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Dans les étages vitrés de celui que l’on surnomme le « diamant », Gaël Romero, directeur régional de la Compagnie de Phalsbourg, ne masque pas sa satisfaction. « Le pari était osé, mais on ne regrette rien. Ce lieu devait choquer, provoquer. Aujourd’hui, il vit. Et demain, il vibrera. »

On a vu s’y ouvrir un hôtel de luxe, des commerces… Et une nouveauté se prépare. Conçue comme le point d’orgue du programme, la salle de spectacle, totalement insonorisée et sans poteau-porteur, sera « modulable, accueillante, capable d’héberger aussi bien des one-man shows que des concerts, des projections immersives ou des conférences. »
Pas d’agenda élitiste : « ce sera un lieu pour tous, sans sélection à l’entrée, sans snobisme, au plus proche des envies du public local et des mobilités de la Côte. »
Une salle « populaire, ouverte, accessible »
L’ouverture est prévue pour le premier trimestre 2026, à l’issue d’une dernière phase de travaux. « On veut prendre le temps de bien faire, pour créer quelque chose qui s’ancre durablement dans le paysage niçois. »
Pensée pour la polyvalence, elle pourra aussi accueillir des scolaires, des séminaires, des initiatives étudiantes, et représenter un appui pour les deux groupements d’écoles déjà installés dans Iconic.

« On pourra venir d’un peu partout, même depuis Cannes ou Monaco en bien moins d’une heure, pour un concert ou un spectacle du soir. C’est ce qui fera sa force. »
Autour, l’endroit fonctionne désormais comme un « quartier vertical ». L’hôtel Hilton, ouvert l’automne dernier, affiche un excellent taux de fréquentation.
Iconic agrandi ?
Le « food court » et ses enseignes phares (Five Guys) attirent une clientèle étudiante et professionnelle, les marques (Uniqlo) s’affirment, et les demandes dépassent désormais les capacités du lieu !
« On a refusé des projets, faute de place » confie Gaël Romero. « On aurait pu construire deux fois plus de bureaux, accueillir encore d’autres écoles. Mais l’offre est saturée, et les prix autour ont explosé ».
Tout en faisant une annonce : « ce n’est pas impossible qu’Iconic se développe encore dans le futur. Pourquoi pas de l’autre côté de Jean-Médecin…» Des esquisses, des études et des plans existent, quelques perches ont été lancées. Le diamant pourrait donc se parer de nouvelles facettes, dans le même secteur.

Longtemps questionné pour son aspect massif, le bâtiment commence à convaincre. « Certains disaient que c’était trop, que ça ne collait pas. Et puis, comme souvent, la vie a pris. Les riverains s’y retrouvent, les étudiants s’installent, et l’activité des pros tourne bien. On voit même l’immobilier grimper autour, avec +20 % sur certaines façades !» L’immeuble vient d’être couronné par les 26ᵉ Trophées des Acteurs du Commerce…
Ce serait aussi une reconnaissance pour la municipalité, qui a soutenu le projet dès ses premiers pas.«Nice a su accompagner cette mutation urbaine. On a construit ici ce que l’on n’aurait pas pu imaginer ailleurs : un quartier de gare réinventé, un bâtiment qui ne dort jamais, un lieu qui lie les publics. »
Et bientôt, un théâtre urbain, connecté, vivant, pour refermer le chapitre. « Il y a vingt ans, on aurait ri à l’idée d’aller voir un concert dans une gare ! Aujourd’hui, c’est ici que cela se passera. »
Pour être tout à fait complets, une enquête de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) a été ouverte il y a deux ans pour déterminer si l’ensemble du projet a été mené dans les règles. Plusieurs perquisitions ont été décidées, et les personnalités interrogées - promoteurs comme élus - restent présumées innocentes de toute infraction.



Tout le monde sait qu’à Nice les élus n’ont rien à se reprocher, que tout est fait dans le plus grand respect des règles et de la Loi. Que ce soit (par ex.) pour la sécurité durant l’attentat du 14 juillet ou les travaux qui ont suivi après la tempête ALEX … Si un problème survient ceux qui ont signés les blanc seings sont blancs comme neige. Avec du pognon on peut même rester sans taches. 🇲🇫