Co-présidente de l’association « Nice Avenue », Sandrine Durbano incarne une génération de commerçants engagés, soucieux de faire vivre leur quartier au quotidien. À la tête de Century 21 Domus Immobilier, elle veille aussi, avec ses collègues, à l’équilibre fragile mais précieux de l’axe Jean-Médecin : entre grandes enseignes, indépendants, animations et sécurité renforcée.
- LIRE NOTRE DOSSIER – Jean Médecin, Nice populaire
Quels sont les principaux enjeux pour les commerçants du centre-ville ?
Jean-Médecin est une artère très fréquentée. C’est une chance, mais cela demande de l’organisation. Globalement, les retours sont bons : il y a du monde, les boutiques tournent, les touristes sont là.
Il y a bien sûr des changements d’enseignes, mais peu de vacance réelle. L’attractivité reste forte ! Ce qui compte, c’est de faire vivre la diversité de notre rue. On a de grandes marques, mais aussi des indépendants, des confiseries, des banques, du service. Ce mélange est une vraie richesse.
Quel est le rôle de l’association au quotidien, auprès des pros qui y adhèrent ?
Faire le lien : entre commerçants, avec les institutions, et avec les services municipaux. Quand il y a un événement, une difficulté de circulation ou une information pratique, on la fait circuler. On fait aussi remonter les besoins du terrain. Franck Martin, l’adjoint en charge de ces dossiers, est très présent. On sent une vraie écoute.
Côté sécurité, par exemple, nous avons été entendus : une brigade spécialisée a été créée avec un numéro direct pour les commerçants. Cela nous rassure et montre que le dialogue est efficace.
Quels sont les projets actuellement portés par « Nice Avenue » ?
On prépare en ce moment un « Apéro des Roulettes » en septembre, pour lancer la braderie depuis la rue Paul Déroulède. Ce serait un événement de 18h à 23h, avec animation musicale, restaurateurs partenaires, fermeture à la circulation. Nous sommes accompagnés par les services de la Ville et par la Fédération du commerce (FCNA) pour la logistique et la sécurité. Nous participons également à la Parade de Noël, portée par « Nice Shopping », et relayons les infos de la CCI.
Quel regard portez-vous sur les projets privés, comme Iconic ou la future rénovation de Nicetoile ?
Iconic a donné une vraie impulsion au quartier de la gare. C’est un beau projet, avec un rez-de-chaussée marchand bien pensé, un hôtel, des bureaux… Ça revalorise l’ensemble. Nicetoile aussi s’engage dans une transformation intéressante, notamment avec plus de transparence sur les vitrines. Patrick Nolier, son directeur, vice-président de notre association, est très impliqué.
Les grands événements à Nice ont-ils un impact direct sur vos activités ?
Oui, on le sent. Les congrès, les festivals, attirent du monde. Les touristes consomment à Nice. Ils arrivent en train ou en avion, souvent sans voiture, et font leurs achats ici. Le stationnement est un souci pour les locaux, mais globalement, la ville reste accessible.
Comment conservez-vous l’équilibre entre grandes enseignes et petits commerces ?
Les grandes permettent à l’association de fonctionner grâce à leurs cotisations, mais ce sont les petites qui font vivre le terrain, qui relaient les actions. On a cette chance d’avoir un bel écosystème mixte. Et chacun peut s’y investir, tout le monde a sa place.
Pourquoi avoir rejoint l’association « Nice Avenue » et accepté ces responsabilités ?
À la base, j’étais impliquée sur la rue Paul Déroulède. Il y avait une association existante, que nous avons pu rejoindre en intégrant « Nice Avenue », qui regroupe les commerçants de Jean-Médecin et du quartier Iconic.
Nous rassemblons une cinquantaine d’enseignes, de la Fnac à Monoprix, en passant par les Galeries Lafayette ou des indépendants. Ce qui nous unit, c’est l’envie de faire vivre ce « centre commercial à ciel ouvert » qu’est Jean-Médecin.
J’ai rejoint l’association car je pense qu’il est essentiel, en tant que professionnel implanté, de s’investir dans la vie locale. Chez Century 21, on partage ces valeurs de proximité et d’engagement citoyen. On m’a proposé de devenir co-présidente, j’ai accepté puisque cela me permettait de participer directement aux projets, d’être en lien avec la CCI, la Fédération, la Ville… De me sentir utile auprès de mes pairs.



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