Nice-Presse recommande - « Elle raconte l’attentat, son attentat : un récit à hauteur d’adolescente » : presque une décennie après l’attaque de la Promenade des Anglais, l’une des jeunes victimes d’un drame qui aura emporté bien des enfants raconte pour la première fois sa nuit atroce. Un podcast à ne pas manquer.
La fin de l’insouciance, l’irruption de la terreur. C’est le témoignage d’une jeunesse percutée par la barbarie : ces derniers jours, ici Azur dévoile en podcast le témoignage de Kimberley, 16 ans le soir du drame. À Nice, le 14 juillet 2016, elle a pour la toute première fois le droit de sortir sans sa mère, pour admirer les éclats du feu d’artifice. Ce soir-là, un terroriste fauchera 86 anges.
Au micro du journaliste Sébastien Germain, presque dix ans plus tard, elle raconte. Sur le moment tétanisée par l’effroi, elle ne se sauve pas. « Je vois l’assaillant foncer, je vois sa silhouette puis sa posture, je vois les traits de son visage jusqu’au moment où je le vois sourire ». Des mots saisissant, en ce jour où toute la ville rend hommage aux disparus.
« Et là, un homme me pousse et me sauve la vie » poursuit celle qui est devenue une jeune femme. Le héros de cette soirée n’a pas survécu. Elle raconte aussi l’après. Les proches à avertir, à rassurer, le retour à la maison, marquée à jamais. Blessée au crâne, à la colonne vertébrale ou encore aux poumons, Kimberley est hospitalisée quelques jours.
Quelques années plus tard, elle a courageusement témoigné aux deux procès, ceux portant sur les complicités éventuelles, alors que l’assassin a été neutralisé le soir-même. Désormais, elle réclame le droit de s’entretenir avec les condamnés. Pour entrevoir l’opportunité de comprendre, sans excuser. Même si « pour nous, les victimes, c’est mort : on a pris perpétuité ». Neuf ans plus tard, Nice n’a rien oublié.



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