Devant un parterre de riverains, les élus ont promis de renforcer les sanctions pour contrer le surtourisme, mais aussi de dévoiler dans les prochains mois un plan de rénovation XXL du centre-ancien.
Oui, le Vieux-Nice a radicalement changé depuis une dizaine d’années, chacun dans les rangs de la petite assemblée en convient. Le 1er juillet, la municipalité recevait qui le voulait au Musée Charles Nègre autour d’un échange consacré au quartier. Ce qui roule, ce qui cloche.
Parmi les points positifs, avant d’aborder les galères du quotidien : l’embellissement général, des places, cours, ruelles, églises, chapelles mais aussi celui que l’on doit aux investisseurs privés, attirés par ce coin de Nice qui n’a plus grand chose à voir avec le coupe-gorge que nous connaissions.
Quotas et verbalisations contre le surtourisme
Parmi les écueils longuement abordés, le surtourisme. Matérialisé soit par le tapage de certains établissements de nuit (209 verbalisés et 12 fermés depuis janvier) ou par un hôtel de luxe - voir cet article dédié à l’Hôtel du Couvent, contre lequel la Mairie promet de hausser le ton - et par la progression à vitesse grand V du parc d’Airbnb.
En réponse, la collectivité assure beaucoup attendre de la mise en place des quotas dans chaque quartier à la rentrée prochaine, et sur le renforcement, annoncé dans nos colonnes, de sa brigade de contrôle : « nous ferons reculer de 50% le volume des annonces » a-t-il été promis.
Grands chantiers annoncés
Le premier adjoint Anthony Borré, flanqué du responsable de territoire Philippe Soussi, a également pu confirmer qu’un plan de rénovation général est bien dans les cartons pour le Vieux, avec des études en cours : « nous avons un travail à mener sur des façades, sur la voirie en général, des problèmes d’éclairage, un mobilier urbain qui n’est plus de bonne qualité… C’est d’une nouvelle vision d’ensemble dont nous avons besoin ». Avant cela, l’église du Gesù sera mise en chantier l’an prochain, et jusqu’en 2030.

Les nuisances diverses et variés ont aussi pas mal occupé les débats. Les restaurateurs pointent certains sans-abri, accusés de salir des devantures ou de faire preuve d’agressivité. « Certains pensent que la rue est à eux » souffle l’un des professionnels.
D’autres se plaignent des artistes ambulants - dont les enceintes sont désormais proscrites, un bon début - ainsi que, plus grièvement, des bandes de voleurs. Notamment ces groupes d’adolescentes bien identifiées qui prennent comme prétexte un numéro d’accordéon pour s’approcher des tables et dépouiller les clients.
La Ville fait état des 95 caméras et 13 bornes SOS mobilisées dans le coin, des patrouilles de la police ou encore des boutons d’alerte installés chez les commerçants. Sans oublier les descentes de grande envergure (forces de l’ordre, URSSAF, sécurité incendie etc) dont Nice-Presse vous faisait découvrir les coulisses mi-mai. Depuis cette réunion de quartier, vendredi dernier, la commune a pu dévoiler son plan contre la « mendicité violente », l’ivresse publique et les autres troubles en vive progression.
Au rayon des « solutions citoyennes », l’une des habitantes a regretté la saturation de l’ascenseur du château, par ailleurs régulièrement en panne. Pourquoi ne pas ménager un nouvel accès de l’autre côté de la colline, au niveau du Port Lympia ? Lignes d’Azur, la régie des transports présidée par Gaël Nofri, va plancher sur la question.



Heureusement il y a des touristes sinon il y aura que des arabes
j’habite dans un immeuble sur le port. Je suis le seul résident, tout le reste c’est du rbnb. C’est àa, le surtourisme, si tu commences déjà par supprimer ça, on ira beaucoup mieux, mais ça ne se fera jamais 🤷🏻♂️
Le coupe gorge que nous connaissions mais quand avez vous connu ce coupe gorge ? Au moyen âge peut-être, j y suis née en1962 à non pardon (hôpital St roch, ça dit encore quelque chose à quelqu’un), tout cela pour dire que le Vieux Nice des années 60/70/80 n était nullement un coupe gorge mais le plus beau des villages, où nous pouvions rester dans la rue en toute tranquillité et sécurité. Tout le monde se connaissait, les « petits vieux « sur les chaises surveillaient le Vieux Nice . Il était le plus beau,maintenant il n a plus d âme.
Je suis tout a fait d accord où est passez notre beau vieux nice
Que mon Vieux Nice a bien changé
quand vous parlez de l’embellissement et de la vie des niçois du Vieux Nice.
Non, je ne reconnais plus mon Vieux Nice avec tous ces touristes, ces Airbnb, son hôtel à 4 étoiles, cette municipalité a massacré mon Vieux Nice, le pays où je suis née et mes ancêtres doivent se retrouver dans leur tombe de voir notre quartier n’a plus d’âme
Que vergougna !
Il est vrai que nombre de choses se sont améliorées concernant les nuisances sonores. Mais pourquoi la ville impose t-elle aux riverains des évènements comme les mercredis Salsa qui obligent les habitants autour de la place du palais de justice a vivre fenêtres fermées de 19H à 23H, voire plus, tout l’été ? C’est infernal, insupportable, et inutile. Le quartier n’a pas besoin d’animation supplémentaire… Résultat ; nous quittons notre appartement tous les mercredis soir alors que, entre parenthèses, nous travaillons le lendemain, juste pour ne pas mourir de chaud cloîtrés chez nous. Ce manque de respect envers les niçois est incompréhensible.
Bonjour les clichés de coupe gorge du journalisme de paccotlle e viva nissa
Moi aussi je suis du « babazouk » j’ y suis né (pardon moi aussi à la clinique Santa Maria) et j’ y ai vécu mes plus belles années de ma jeunesse toujours dehors du château à la plage de la police.… mais maintenant je n’ y retournerai pour rien au monde.… vous avez défiguré notre village,je suis bien d’accord il n’a plus d’âme juste un piège à touristes.…