Par sa proximité avec Nice et son aéroport international, en plus de ses très nombreux atouts (offre culturelle, loisirs…), Cagnes-sur-Mer doit gérer une certaine pression touristique. Avec davantage d’équilibre qu’ailleurs sur la Côte d’Azur.
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On y vient pour ses plages, son front de mer patrimonial, ses musées, ses parcs. Mais pas seulement. Séparée de Nice uniquement par Saint-Laurent-du-Var, Cagnes-sur-Mer a de quoi susciter l’attrait des voyageurs qui, comme dans plusieurs cités azuréennes, arrivent en nombre, surtout lors de la haute saison. À quel point cela pèse-t-il sur les habitants ?
Le verdict du fameux « Touriscore »
Commençons avec le tout nouveau « Touriscore » du site web « Ville de rêve ». Cet été, il a ainsi lancé un baromètre s’intéressant à la surfréquentation de vacanciers dans les plus grandes aires urbaines du pays. De « A » à « E », l’évaluation pour la municipalité cagnoise est de « C », ce qui est loin d’être infamant si l’on se compare à la Baie des Anges (E) ou à Cannes (E).
L’évaluation témoigne « d’une certaine pression touristique », engendrant « des contraintes » pour les résidents. Elle paie, comme bon nombre de ses voisines, une forte proportion de biens proposés sur Airbnb. Ils représentent 5,1% des logements de Cagnes-sur-Mer. On grimpe à 6,2% dans le centre.
Même le ratio du nombre d’annonces de locations de meublés touristiques par rapport aux nouvelles transactions immobilières n’est pas au top (note de D). Ainsi, les premières correspondent à 20.1% des opérations réalisées entre 2021 et 2025.
Parmi les bons points, on voit que si Airbnb cartonne (+806 offres entre 2021 et 2024), l’augmentation en pourcentage est moins élevée qu’ailleurs (+89,5%, A).
Le taux de résidences secondaires diminue
Et pour les maisons de vacances, qu’en est-il ? Selon l’INSEE, leur taux s’est réduit entre 2011 et 2022. De 16,9% il y a quatorze ans, elles formaient 14,8% du parc cagnois selon les dernières données de l’institut. Dans l’autre sens, la proportion d’habitations principales est passée de 77,2% à 80,7%.
Ces résidences secondaires sont une manne financière non-négligeable pour la commune. Moyen de renflouer les caisses, la taxe sur ce type de propriétés fait grimper la note. En 2023, la mairie avait majoré de 20% la douloureuse. Elle s’élevait alors à un taux de 23,41%, loin des 40,15% du Cannet, mais plus que les 17,94% d’Antibes, par exemple.






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