Le préfet des Bouches-du-Rhône a engagé dix procédures d’expulsion visant des locataires de logements sociaux impliqués dans des faits de délinquance, notamment à Marseille et autour de l’étang de Berre.
L’annonce a été faite vendredi par Georges-François Leclerc, préfet du département, dans un communiqué soulignant la gravité des faits reprochés aux personnes concernées. Ces expulsions ciblent des individus déjà poursuivis, parfois condamnés ou incarcérés.
« Parmi les dix individus ciblés par cette mesure forte, plusieurs sont connus pour des faits de trafic de stupéfiants, de menaces et agressions violentes à l’encontre des forces de police, notamment par usage d’artifices, ou de rodéo motorisés récurrents », précise le préfet.
Une loi récente mobilisée contre les nuisances
Ces procédures d’expulsion s’appuient sur la loi contre le narcotrafic du 13 juin 2025. Ce texte a introduit de nouveaux outils permettant de faire évacuer les logements sociaux occupés par des individus troublant gravement l’ordre public.
« La loi […] a introduit des dispositions nouvelles visant à permettre l’expulsion de locataires dont les agissements troublent gravement l’ordre public dans l’environnement du logement et dégradent les conditions de vie des autres habitants », rappelle le préfet dans son communiqué.
Des faits graves et répétés à l’origine des procédures
Les locataires visés sont domiciliés dans des zones sensibles du département, notamment à Marseille et autour de l’étang de Berre. Tous ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour des faits de délinquance ou de trafic.
Selon la préfecture, l’immense majorité d’entre eux a été condamnée, certains ayant déjà été incarcérés. Les faits reprochés portent sur des atteintes graves à la tranquillité publique et à la sécurité des quartiers concernés.
La préfecture insiste sur la dimension dissuasive de cette mesure, qui vise à protéger les autres habitants des résidences concernées, souvent confrontés à un climat de peur et d’insécurité.
L’idée est saluée à Nice.
Je souscris totalement à cette mesure et à cette démarche. A #nice06 et dans les Alpes-maritimes, j’ai initié plus de 150 mesures d’expulsion. Et sans injonction. Fermeté totale à l’égard de délinquants https://t.co/C6fFJRmmmi
— Anthony Borré (@anthony_borre) July 25, 2025
Le premier adjoint au maire chargé du logement, Anthony Borré, a ainsi noté sur X le 25 juillet : « Je souscris totalement à cette mesure et à cette démarche. A Nice et dans les Alpes-maritimes, j’ai initié plus de 150 mesures d’expulsion. Et sans injonction. Fermeté totale à l’égard de délinquants »
Avec AFP



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