Bernard Chaix accuse Christian Estrosi, candidat à sa réélection depuis l’an passé, de disposer des moyens communaux pour faire campagne. La mairie indique que les règles sont respectées et que la période officielle et encadrée « ne débutera que le 1er septembre ».
C’est l’actualité locale de la semaine : Eric Ciotti (UDR), meilleur ennemi du maire sortant, a bel et bien déclaré sa candidature aux élections de 2026, après quelques mois de relatif suspense. Les 17 premières idées de son programme municipal étaient ainsi dévoilées ce mercredi 27 août, dans une longue lettre publique adressée aux Niçois.
🗳️ Chantiers, sécurité, sports, économie… Le débat peut commencer !#Nice06 #Municipales2026 @eciotti
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Ses soutiens ont pris de l’avance, multipliant les attaques à l’endroit de Christian Estrosi ces derniers temps. C’est notamment le cas du député des Alpes-Maritimes Bernard Chaix. Celui qui a déjà saisi la justice administrative pour pouvoir consulter dans le détail les frais de représentation de l’édile s’intéresse cette fois de près à la communication du maire-candidat.
Dans un document transmis à Nice-Presse, le chef d’entreprise pointe ainsi « des moyens publics au service d’une campagne déguisée ». Dans son viseur, la tournée de réunions de proximité organisées dans les différents quartiers par la commune depuis l’année dernière, qui a donné lieu à la distribution de fascicules valorisant l’action de Christian Estrosi (« très coûteux, et dans lesquels l’opposition n’a aucune place »).
De même, Bernard Chaix s’agace d’importants espaces publicitaires sur le même registre et achetés par la Ville dans Nice-Matin.
« Que l’on ne s’y trompe pas : il y a la lettre de la loi, mais aussi son esprit. Or, quand un maire déjà candidat depuis avril 2024 utilise les moyens municipaux pour promouvoir son action à huit mois du scrutin, chacun comprend qu’il s’agit d’une campagne déguisée » dénonce le représentant de la troisième circonscription maralpine, tout comme l’opposition écologiste l’avait fait plus tôt dans l’été.
Whaouh, 55 pages de papier glacé ! C’est la première fois que, dans la boîte aux lettres, je reçois ce type de document vantant les réalisations de la ville dans mon territoire (document curieusement intitulé « À vous la parole !»). 1/5 pic.twitter.com/hgmM5ILSeb
— Jean-Christophe Picard (@JC_Picard) July 31, 2025
Avant de conclure, toujours auprès de Nice-Presse : « Au lieu de se concentrer sur les urgences de notre territoire, on imprime, on distribue, on occupe l’espace médiatique. Les Niçois, eux, paient pour ces opérations de communication. Ce n’est pas acceptable. Les moyens de la Ville doivent servir à améliorer le quotidien : sécurité, propreté, services publics, transition écologique. Pas à alimenter une campagne électorale déguisée. Nice mérite mieux. »
La mairie assure respecter la règlementation
Sollicités par nos soins, les services du maire ont répondu, mercredi.
« Les fascicules, réalisés en régie par les Ateliers du Livre, ont été distribués à l’occasion des réunions de quartier « À vous la parole », lancées il y a plusieurs mois et ne sont donc pas en lien avec la période pré-électorale qui débute, sur le plan de la communication, au 1er septembre 2025 ».
« Les réunions « A vous la parole » sont publiques, ouvertes à tous, y compris aux membres des groupes de l’opposition, qui y ont parfois assisté, comme certains élus écologistes niçois. Les fascicules, diffusés lors des réunions depuis près de 2 ans, sont ensuite distribués aux riverains du quartier concerné. »
« Les tribunes d’expression du groupe de la majorité, comme de ceux de l’opposition, sont publiés conformément à la loi dans le magazine et sur le site internet de la Ville ».





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