L’ex-président des Républicains rallié au Rassemblement national, Éric Ciotti, a annoncé mercredi sur TF1 sa candidature « pour devenir maire de Nice » lors des municipales de mars 2026. Il espère déloger son ancien mentor devenu rival, Christian Estrosi.
AFP - « Je souhaite offrir une nouvelle espérance aux Niçois », a déclaré Éric Ciotti, 59 ans, reprochant à Christian Estrosi une « mauvaise gestion » après « quatre décennies » passées au conseil municipal.
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La ville, où les touristes affluent mais où plus d’un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, « souffre aujourd’hui de l’insécurité », a affirmé le député. Il a dénoncé « une situation financière extrêmement dégradée, avec plus 3 milliards d’euros de dette (un calcul que la collectivité conteste vivement, NDLR) et des impôts qui ont massivement augmenté ».
Un duel annoncé avec Estrosi
Alors que Christian Estrosi, proche d’Édouard Philippe, est déjà officiellement candidat, Éric Ciotti engage un duel à droite sur la Côte d’Azur, une région où la gauche peine à s’unir et reste en retrait.
Cette confrontation promet d’être l’un des affrontements politiques marquants de 2026, dans une ville stratégique où les équilibres électoraux sont fragiles et où le vote conservateur domine depuis plusieurs décennies.
Un rapprochement inédit avec le RN
Éric Ciotti a été le premier chef du parti gaulliste à rompre avec le « cordon sanitaire » face au RN. Après la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, il a scellé une alliance avec Marine Le Pen et son Rassemblement national.
À la suite de son divorce avec Les Républicains, il a défendu cette stratégie comme la seule « porteuse d’avenir » pour la droite, jugeant qu’elle « ne peut plus gagner sans une alliance avec le RN ». Il dirige désormais un nouveau parti, l’Union des droites pour la République (UDR), qui a remporté 16 sièges aux législatives dans le cadre de ce rapprochement.
Avec AFP





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