Antibes fait face à une situation inédite : plus d’une centaine de cas de chikungunya ont été recensés depuis juillet, une première en métropole. Les autorités sanitaires et la Ville redoublent d’efforts pour contenir ce foyer.
Imaginez : fièvre, douleurs articulaires, éruptions cutanées… et tout cela causé par une minuscule piqûre. À Antibes, ce scénario est désormais bien réel. Le moustique tigre, installé depuis des années dans nos jardins et balcons, est aujourd’hui au cœur d’une flambée épidémique que personne n’avait anticipée à une telle échelle.
Chikungunya à Antibes : une propagation surveillée de près
Selon Santé publique France, 103 cas autochtones ont été confirmés rien qu’à Antibes, sur un total de 140 dans les Alpes-Maritimes et 312 dans toute la région PACA. Et la courbe n’est pas encore retombée. Chaque nouveau signalement rappelle que le virus circule toujours, transmis de moustique à humain en quelques secondes.
Face à cette situation, l’Agence régionale de santé, la Préfecture et la Ville d’Antibes se coordonnent au quotidien. Enquêtes épidémiologiques, démoustications ciblées, interventions dans les quartiers les plus touchés.
Professionnels de santé sur le front
Les médecins généralistes, pharmaciens et laboratoires ont reçu des consignes claires pour reconnaître rapidement les symptômes et orienter les patients. La CPTS Antipolis, structure qui fédère les soignants du territoire, renforce même l’offre de consultations afin d’éviter les retards de diagnostic.
Le 25 septembre, un nouveau point de situation doit réunir praticiens et autorités sanitaires. Objectif : adapter en permanence la stratégie, car la clé reste la rapidité de détection et la protection des malades contre les piqûres.
Sensibilisation tous azimuts auprès des habitants
Tracts distribués par l’Assurance maladie, médiateurs dans les centres commerciaux, envoi de SMS ciblés à plus de 11 000 habitants du nord d’Antibes… La communication se déploie sur tous les canaux. Et ce mercredi 24 septembre à 10h, un message FR-Alert résonnera sur tous les smartphones présents à Antibes. Une alerte sanitaire en bonne et due forme, destinée à rappeler les gestes indispensables.
Éliminer les eaux stagnantes, utiliser des répulsifs, protéger les plus fragiles avec des moustiquaires : la lutte est aussi entre les mains de chacun.
Les recommandations : appliquer du répulsif, porter des vêtements longs, éviter les gadgets miracles dont l’efficacité n’est pas prouvée. Les gestes du quotidien font toute la différence. Vider une soucoupe, couvrir un réservoir d’eau, ranger un seau sous abri… autant de petits réflexes qui peuvent freiner la prolifération du moustique tigre.
Chacun a un rôle à jouer. Car si les services de santé et la mairie déploient des moyens exceptionnels, la victoire contre le chikungunya dépend aussi de la vigilance collective.





Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.