Avant le débat portant sur des chiffres précis, les discussions sur les orientations métropolitaines ont acté l’absence de hausse des taxes locales en 2026. Rendez-vous dans quelques semaines, avec le vote des principales dépenses.
Quels sont les « axes clés » du nouveau budget ?
Les élus des 51 communes ont bel et bien validé les grands axes pour 2026, dans un relatif calme. Alors qu’une fronde de certains maires est relayée dans la presse, « l’esprit » du budget communautaire, l’un des débats les plus importants de la Métropole, a été validé sans encombre. Barré du fameux logo « Tous les voyants sont au vert !», largement rentabilisé avec le temps, puisqu’il est ressorti chaque année par les communicants de Christian Estrosi.

Les manoeuvres XXL passées (investissements de la mandature sortante, crises du coronavirus, puis des deux tempêtes) c’est un document sans surprise qui fut donc avalisé.
Parmi les points à retenir, une capacité de désendettemment maîtrisée, de onze années (le seuil d’alerte étant fixé à douze ans), l’absence de progression de la fiscalité locale pour l’exercice suivant, ni hausse, ni baisse de la dotation réservée aux communes (10 millions d’euros en tout) et pas d’investissement d’importance annoncé. Logique, à quelques mois de la prochaine échéance électorale. Il faudra surtout connaître les résultats de la municipale niçoise, en mars, pour en savoir plus sur les orientations métropolitaines…
En 2026 ➡️ 0% d’augmentation de la fiscalité. #CMNCA pic.twitter.com/SYNB1wpEVP
— Métropole Nice Côte d’Azur (@MetropoleNCA) October 22, 2025
« Socialisme mental » ?
Sans étonnement, d’autant moins avec le top départ de la campagne, les différentes oppositions ont peu goûté ce qui leur a été présenté. La candidate de la gauche (PS-PCF-Verts) Juliette Chesnel Le Roux a regretté « des investissements en baisse malgré la hausse des impôts locaux ces dernières années » (notamment sur les déchets) une « dette démentielle » et, au cours du mandat, « des projets démesurés, éphémères et parfois inutiles, alors que l’on attend toujours les lignes de tramway et davantage d’efforts dans la rénovation des HLM ».
En résumé, « monsieur Estrosi, vous laissez une Métropole en panne et plus fracturée que jamais ». « Le règne touche à sa fin et tant mieux » a-t-elle voulu croire.

Pas d’emballement non plus du côté du groupe d’extrême droite Retrouver Nice, présidé par Philippe Vardon. Ainsi, Valérie Delpech a noté que « nous avions réclamé des économies de fonctionnement et moins d’investissements inutiles, nous avons été écoutés ». Mais sur les niveaux de fiscalité, « on s’étrangle devant votre socialisme mental, avec cette logique du ‘taxer plus pour dépenser moins’.»
Les élus proches du rival Eric Ciotti (absents pour certains des principaux) ont joué la sobriété en ne s’exprimant pas vivement sur ces orientations. Il en sera sans nul doute autrement lors de la future séance, avec le dévoilement des chiffres précis du budget 2026.



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