Dès ce jeudi 2 avril 2026, les utilisateurs de trottinettes électriques et autres engins motorisés devront porter un casque et un gilet réfléchissant dans toutes les Alpes-Maritimes. Le préfet Laurent Hottiaux impose cette mesure face à une hausse marquée des accidents.
Sur les pistes cyclables du littoral comme dans les rues embouteillées des centres-villes, les trottinettes électriques et autres engins motorisés font désormais partie du paysage. Dans les Alpes-Maritimes, leur usage s’est largement installé, porté par les difficultés de circulation et la géographie du territoire.
Mardi, le préfet Laurent Hottiaux a annoncé un arrêté qui change les règles pour tous les utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisé (EDPM), comme les gyropodes, monoroues ou hoverboards.
Un casque et un gilet obligatoires dès le 2 avril
« A compter du jeudi 2 avril 2026, tout usager d’un engin de déplacement personnel motorisé doit être coiffé d’un casque de protection homologué, correctement attaché, et porter un gilet rétro réfléchissant pendant toute la durée de la circulation, de jour comme de nuit », a annoncé le préfet.
La mesure s’applique dans toutes les communes du département. Elle concerne l’ensemble des EDPM, au-delà des seules trottinettes électriques.
Les autorités justifient cette décision par l’usage important de ces engins dans les Alpes-Maritimes, favorisé notamment par les nombreuses pistes cyclables, les embouteillages récurrents et un relief qui incite à recourir à des moyens motorisés.
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Des accidents en forte hausse
Cette nouvelle obligation intervient dans un contexte de progression des accidents impliquant ces engins. Le préfet souligne une augmentation marquée des interventions des secours.
« En 2025, les sapeurs-pompiers ont procédé à 710 interventions de secours impliquant un EDPM contre 468 en 2023 soit une hausse de 51% », relève-t-il.
Depuis 2020, neuf décès ont également été enregistrés, selon les données rappelées dans le communiqué.
Des contrôles progressifs avant les sanctions
Dans un premier temps, les contrôles seront pédagogiques afin de laisser aux usagers le temps de s’équiper. Cette phase doit permettre d’accompagner la mise en place de la mesure sur l’ensemble du territoire.
Par la suite, les contrevenants s’exposeront à une amende de 35 euros en cas de non-respect de ces obligations.
Une initiative similaire avait déjà été prise à Nice en octobre par Christian Estrosi. L’arrêté municipal, en vigueur jusqu’au 1er mars, avait entraîné une hausse notable du nombre d’utilisateurs portant un casque dans la ville.
Jusqu’à présent, le code de la route n’imposait pas le port du casque pour les usagers d’EDPM en agglomération, cette obligation ne s’appliquant qu’en dehors des zones urbaines.
Ce qui est important
- Le port du casque et d’un gilet réfléchissant devient obligatoire dès le 2 avril 2026 pour tous les EDPM dans les Alpes-Maritimes
- Les accidents impliquant ces engins sont en forte hausse avec 710 interventions en 2025 contre 468 en 2023
- Après une phase pédagogique, une amende de 35 euros sera appliquée en cas d’infraction



35€ d’amende, ça ne suffit pas ! Il faut immobiliser l’engin et faire revenir le contrevenant sous 48 heures au commissariat muni du casque, du gilet, et bien entendu une attestation d’assurance en bonne et due forme.
Les trottinettes sont devenues une plaie autant pour les voitures que pour les piétons ! Depuis cette obligation du préfet, aucune avancée notable si ce n’est « quelques casques » … Le code de la route est toujours bafoué par bon nombre les utilisateurs de ces engins : feux rouges, trottoirs et irrespect des piétons, et certainement défauts d’assurance avec en cas d’accident des primes augmentées pour les automobilistes afin alimenter le « fond de garantie » pour indemniser les victimes. 🇨🇵
Puisque le préfet souhaite réduire les risques liés à ces engins (et on ne peut que l’approuver), compte-t-il également faire sanctionner plus réellement les excès de vitesse, possibles notamment du fait du débridage de certains d’eux, les trottinettes en particulier ? Également à sanctionner : le non respect du code de la route (passages protégés, stops et feux tricolores) par trop de cyclistes. Je suis moi-même cycliste, mais choqué par l’indiscipline des deux-roues, notamment des « sportifs » qui se croient tout permis.