À Nice, le pouvoir ne se partage pas, mais il se délègue parfois. Qui sont les vrais piliers de la nouvelle municipalité UDR-RN d’Éric Ciotti ? Certains adjoints sont déjà des personnalités locales, d’autres, plus discrets, héritent de dossiers clés. Voici les 10 dont il faudra suivre les décisions de très près.
Le maire décide de la partition, sa garde rapprochée mettra en musique le mandat. On sait que les conseillers (le cabinet, les visiteurs du soir) et l’administration ont souvent eu davantage de pouvoir à Nice que la plupart des élus du conseil municipal. Certains ont tout de même des cartes en main pour s’imposer. Les visages qui pourraient marquer ces 7 prochaines années.

Olivier Breuilly est l’ancien patron des services métropolitains du temps de Christian Estrosi, avec lequel il est brouillé. Cet expert des finances, dont il a obtenu le portefeuille, sera l’avocat du contribuable. Le « grand argentier ». Un pivot central : sa mission, mener un plan d’économies draconiennes pour redresser les comptes, sans pour autant mettre Nice au régime sec. La capitale de la Riviera doit rayonner pour vivre. Et au-delà des festivités, des quartiers attendent depuis belle lurette de solides investissements.

Les nouvelles fonctions de Laurent Merengone s’étalent comme sur une très, très longue tartine. Ce cadre du RN qui s’était déjà imposé à la Région (où il a contraint l’exécutif à rendre des comptes sur l’organisation des JO d’hiver lors des prochaines séances publiques, une petite victoire politique) hérite de la « patate chaude », la circulation et le stationnement. Pas négligeable non plus, il devient le référent du territoire Nice-Historique. 56 000 habitants, une « presque ville » entre Riquier, le Vieux et le Port ! Dans sa feuille de route, « faire le ménage » dans les gros chantiers de parkings évoqués par la précédente équipe, répondre au casse-tête pour se garer et réduire le temps gaspillé dans les embouteillages. Sans compter des dossiers similaires à l’échelle des 51 communes de la Métropole, dont il est vice-président…

L’ancienne préfète Françoise Souliman est la caution « ordre et autorité ». Son boulot, réorganiser la police municipale et lutter contre le sentiment d’insécurité qui a gagné des cités à l’hypercentre. Ses annonces sur le redéploiement des patrouilles ont plutôt convaincu les commerçants et les comités de riverains, qui ont été nombreux à s’en réjouir auprès de Nice-Presse. Reste à voir quels en seront les résultats concrets lors du coup de feu estival. La première adjointe réussira-t-elle à incarner ce périmètre, de tout temps le totem d’Éric Ciotti ?
« Attirer les investisseurs…»
L’ancien « patron des patrons » et magnat sudiste Pierre Ippolito (entreprises) est chaudement accueilli par le milieu, tout comme son subdélégué aux commerces et à l’artisanat Jean-Marie Debaisieux. L’éventuelle inéligibilité du premier à cause d’anciens marchés publics reste suspendue à un recours formulé par l’opposition, sur lequel l’entourage du maire est bien peu optimiste. Son issue n’étant en rien actée, il pourrait tout de même faire des étincelles. En attirant les investisseurs, faisant d’une mairie glanée par une alliance RN une -éventuelle- vitrine économique.
Benoît Kandel, Alexandre Saradjian, Elise Cammas, un trio pour une ville qui respire le sport. Les premières annonces de la Ville concernent l’annulation d’une part des rendez-vous internationaux. Il faudra faire briller les autres. Et mettre sur les rails la rénovation des équipements de proximité promise durant la campagne. Pour eux aussi, l’accueil est bon sur le terrain.

Le député UDR Bernard Chaix est le patron de la majorité. Celui qui devait récupérer le bureau de l’ancien maire Philippe Pradal est l’homme de confiance. À la tête du groupe des élus ciottistes, il est le garant de la cohésion interne. C’est lui qui démine les conflits, assure la discipline de vote et fait le lien entre les différentes sensibilités. Parfois contradictoires. Ce rôle de « whip » serait primordial si le premier magistrat était appelé à prendre du galon au niveau national, en fonction des prochaines élections…
« Gardien des traditions…»
Ce n’est pas franchement un cadeau mais la responsabilité est éminemment politique, et plutôt très médiatique. Cédric Cirasa hérite du Nettoiement et du Coeur de Nice. Deux sujets sensibles, la propreté et le centre-ancien (en partie dégradé). Parmi les autres profils remarqués, le pompier Olivier Riquier, capteur de l’opinion publique, chargé de réveiller la démocratie locale à coup de référendums et de « concertations réinventées ». Auguste Vérola, très apprécié dans le domaine culturel, dont il obtient la délégation. Il sera le gardien des traditions (avec Muriel Vitteti) et récupère l’épineuse question du chantier des sites artistiques.
Enfin, Marie-France Césari fera face à la crise du logement. Avec des pétaudières : la pénurie de HLM, la propagation des Airbnb, la gentrification - voire la « Disneylandification » ! - des quartiers… Il faudra trouver des solutions urgentes pour que vivre ici ne devienne pas un luxe inaccessible. Sans doute l’un des thèmes sur lequel la précédente municipalité a perdu l’élection.





Bonjour Espérons que la plaine du Var soit enfin prise en compte comme un territoire et non pas comme un dépotoir .Les infractions au PLU avec la pollution des terres agricoles et l’anarchie doivent cesser ( notamment Veolia au 682 bd du Mercantour et les autres … ).Nous ne sommes pas l’arrière cour de NICE , pour une ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO une entrée de ville avec mise en valeur de nos vignobles et de notre agriculture est préférable aux casses et hangars sauvages qui la squattent ; sans parler du bétonnage organisé par l’EPA dans le lit… Lire la suite »
Bonjour à tous. Mon rêve serait de ne plus voir de déjections canines à chaque pas dans nos rue .
Que les maîtres apprennent à leur animaux à uriner dans le caniveau et non pas sur les trottoirs et partout ailleurs sur les murs .
Mettre en place une brigade pour la propreté et le civisme en tapant au portefeuille des gens.
Cela fait des années que les Niçois se plaignent de la saleté et des odeurs.
Bien à vous .
Il faut espérer que « attirer les investisseurs » ne rime plus avec les nouveaux commerces qui ont fleuri dans toute la ville … A l’image des barbiers, ongleries, et autres commerces exotiques qui ont déjà remplacé de trop nombreuses boutiques. Nice a déjà trop perdu de son authenticité, les touristes viennent pour le soleil mais apprécient aussi l’authenticité. Trouver aujourd’hui de la socca ou un « vrai » pan bagnat relève de la gageure. La mixité ne doit pas aboutir à perdre son âme ! 🇨🇵