Une troisième fusillade en trois jours : des tirs ont à nouveau éclaté à Nice, faisant deux morts et six blessés dans la cité des Moulins ce 11 mai. « La guerre contre le narcotrafic ne peut pas se solder par une défaite de la République » a réagi le maire, Éric Ciotti. L’opposition de gauche veut être associée aux discussions les plus immédiates.
« Deux morts et plusieurs blessés. Les habitants de ce quartier victime du narcotrafic ont plusieurs fois été frappés dans leur chair ces dernières années. Le parti communiste leur exprime toute sa solidarité » note son secrétaire général dans les Alpes-Maritimes, Julien Picot.
« Une rencontre d’urgence »
« Ce nouveau drame démontre à l’absurde que la communication sur l’insécurité développée à outrance par Éric Ciotti durant la campagne des municipales à Nice n’a aucun effet sur la réalité » estime-t-il encore. « Il faut désormais agir. Les communistes de Nice demandent instamment une rencontre d’urgence avec les représentants de l’État dans notre département et de la mairie pour décider des moyens à mettre en œuvre immédiatement pour donner un coup d’arrêt au narcotrafic et à de telles exactions. »

La présidente du groupe écologiste au conseil municipal embraie. « Tout cela démontre à nouveau l’inefficacité des politiques du précédent maire (Christian Estrosi, NDLR) qui a choisi de miser sur le tout-répressif. Les déclarations d’Éric Ciotti ne nous rassurent pas sur un changement de cap » s’agace Juliette Chesnel Le Roux.
« Voilà des années que les exécutifs mènent ces politiques du tout-répressif, annoncées à grand coup de communication, sans résultats concrets. La situation semble même empirer. »
« Il faut agir au niveau national et international, avec le renforcement massif des moyens de la police et de la justice (magistrats spécialisés, greffiers, enquêteurs financiers, cellules anti-blanchiment). Aujourd’hui, les réseaux criminels ont souvent plus de moyens que les services qui les combattent !»
Dans le détail, les bancs de gauche « soutiennent le développement d’un grand plan de prévention et protection des habitants des quartiers touchés : présence humaine renforcée, médiation et formation. La mise en place d’un plan d’urgence pour les écoles est également une urgence : sécurisation des abords, protocoles de confinement, présence éducative et psychologique renforcée après les violences. (…) Sans oublier le déploiement de policiers supplémentaires sur le terrain, ainsi que de 50 médiateurs sociaux ».



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