Alors que les premiers vacanciers déploient leurs serviettes sur les galets maralpins, la propreté de la Méditerranée revient au cœur des débats. Une association écologiste vient de publier une cartographie très stricte de nos littoraux, relançant la passe d’armes sur la véritable qualité de nos eaux de baignade.
Troisième version de ce classement s’intéressant aux littoraux français. Mi-mai, l’association « Eau & Rivières de Bretagne » a partagé son palmarès « La Belle plage ». L’objectif étant « d’informer spécifiquement les baigneurs sur les risques sanitaires encourus », en flânant sur les rivages de notre pays. Pour cela, l’ONG utilise les données recueillies par l’Agence régionale de santé sur les quatre dernières années.

Ensuite, selon la proportion des prélèvements peu ou pas pollués sur ce laps de temps, elle place les sites dans quatre catégories : « recommandé » s’il a au moins 95 % d’analyses « bonnes » et aucune « mauvaise ». Il y a également « peu risqué » (+ de 85 %) , « déconseillé » (entre 70 et 85 %) et « à éviter » (- de 70 %).
L’organisme, indépendant mais non officiel, précise que, contrairement aux études européennes, il n’écarte aucun résultat d’analyse. Et qu’évidemment, la baignade n’est pas interdite dans ces lieux. Il souhaite simplement apporter un renseignement aux voyageurs, avec une méthode beaucoup plus sévère que celle de l’UE.
Qualité de l’eau : la situation s’améliore globalement sur le littoral niçois

Ici, nous nous intéressons à Nice et ses alentours. La capitale maralpine s’en sort assez bien. Comme l’an passé, 26 spots ont été observés. La moitié sont considérés comme « peu risqués ». C’est un de plus qu’en 2025. Dans le lot, nous avons Castel, Galion, Blue Beach (pourtant absent du récent label « Pavillon Bleu »), Forum, Poincaré, Lenval, Bambou et Sainte-Hélène.
Dans les autres, les zones globalement à l’Ouest (vers l’aéroport) et à l’Est, entre le port et le Mont Boron (Militaire, Coco Beach…), il est « déconseillé » de se jeter à l’eau. Elles sont 12 dans ce cas, dont L’Opéra, Beau Rivage, Lido, Carras et Lanterne. Finalement, la situation serait « seulement » problématique au Centenaire, qui serait « à fuir » avec un 63 %, loin des meilleurs scores.
Déjà pointée du doigt l’an passé, la plage ne s’est pas améliorée, au contraire du secteur de Militaire, qui a changé de catégorie.
Station d’épuration et aéroport : les baigneurs laurentins toujours pénalisés

Du côté de Saint-Laurent-du-Var, c’est beaucoup moins positif. Il faut dire que la présence immédiate de la plateforme aéroportuaire n’arrange rien. Mais si les choses se gâtent depuis plusieurs années, ce serait notamment à cause de la station d’épuration qui a été défaillante. Le projet Haliotis 2, dont la fin des travaux est prévue pour septembre 2031, pourrait régler ce hic.
En attendant, trois des quatre sites locaux sont « à éviter » - Cousteau, les Flots Bleus et les Vespins. L’autre, Beach Club, n’est « pas recommandé ».
Ajoutons néanmoins que ce baromètre est contesté. L’ancienne municipalité niçoise avait remis en cause le processus, invitant à se référer à l’appellation « Pavillon Bleu », « la meilleure distinction possible pour une plage, une reconnaissance qui prend évidemment en compte la qualité des eaux de baignade », nous avait-on fait savoir.
Sauf qu’il faut savoir une chose : factuellement, les communes choisissent et paient pour les plages qu’elles soumettent au regard de ce label. Ce qui exclut mécaniquement les zones problématiques.
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