Longtemps gangrené par le trafic de stups, le secteur de la rue Trachel fait l’objet d’un quadrillage sécuritaire depuis le mois d’avril. Deux mois après le déploiement de ces nouvelles patrouilles, les habitants et les commerçants dressent dans Nice-Presse un premier bilan, teinté de soulagement et de prudence.
Certains n’osent plus sortir de chez eux la nuit. D’autres ont fait installer des grilles dans leur hall d’entrée. Depuis vingt ans, le secteur Gare-Malausséna est gangrené par le trafic de drogues, du cannabis à la cocaïne en passant par de nouvelles trouvailles, comme le protoxyde d’azote. Certains riverains se disent menacés, voire agressés.
Au cours d’une descente tout début avril, le nouveau maire, Éric Ciotti (UDR) promettait de renforcer la présence de ses policiers municipaux, notamment avec un véhicule et son équipage en surveillance continue, de 7 à 19 heures tous les jours.
« C’est nous la police »

D’abord, les riverains ont-ils remarqué cette présence accrue ? « Je les vois (les patrouilles, NDLR) au quotidien, au moins deux fois par jour », acquiesce Dominique, le gérant d’un magasin de produits d’entretien. « Je suis obligé de mettre du barreaudage devant mon magasin quand je ferme, sinon les dealers squattent devant. J’espère que je n’en aurai plus besoin. ».
« Ce qui est bien, c’est qu’ils surveillent tout l’axe, de Libé à Gambetta. Pas seulement les immeubles les plus concernés, proches du tramway ».
« Le simple fait de les voir passer me rassure, surtout en tant que père, affirme encore Oury, derrière la caisse de son supermarché. En quelques semaines, j’ai déjà constaté beaucoup moins de deal sur les trottoirs ».

L’attention de la commune ne se serait pas relâchée. « Les patrouilles circulent toujours autant depuis début avril, soutient Stéphane Montagnon, le président de l’association de quartier qui vit là depuis vingt ans. Elles font des passages, des contrôles, des interventions ».
« Ça doit perturber l’organisation du réseau, pense-t-il. Ils ont changé leurs horaires d’activité. Alors, on appelle le CSU (Centre de Supervision Urbaine, NDLR), et des agents débarquent. Contrairement à l’ancienne municipalité, cette fois, on nous écoute ».

Toutefois, un propriétaire, qui n’a pas souhaité donner son prénom, nuance :«en trente ans, c’est la première fois que j’en vois passer fréquemment ! Mais, pour le moment, c’est plutôt de l’affichage. Selon moi, ils n’agissent pas encore à la hauteur des attentes de la population. Depuis des années, c’est nous la police ».
Enfin de l’espoir ?

« Commerçants comme habitants, on se mobilise pour que les choses changent, assure le président du comité. Les dealers m’ont menacé à plusieurs reprises, mais je ne veux pas leur laisser la place ».
« Je reste lucide, s’ils partent d’ici, ils vont aller ailleurs. Déplacer le problème n’est pas une solution non plus ». Maintenant, il faut voir si le dispositif peut être durable.«La mairie ne m’a pas fait un retour définitif. Mais je sens les équipes impliquées ».
Si les habitants peuvent souffler un peu, un nouveau défi se présente. « Avant, c’était un peu comme la rue Lépante, il y avait plein d’artisans, les gens mettaient leurs chaises dehors et discutaient tard le soir. Cette vie a disparu. Il faut redorer l’image du coin ».





Personne n’ose parler d’Azur Habitat et Erilia qui ont pourri ce quartier en y installant toute une faune, des centaines de fainéants « francais » au RSA, des migrants avec ou sans papiers, des mères « isolées » qui viennent remplir des caddies de supermarché dans les multiples assocs, et juste avant son départ estrosi a installé l’asile en remplacement de celui du Port. Tout a été fait pour abandonner totalement l’axe la Gare/Gambetta nord. Une chose me « rassure » : la grande majorité de ces « pauvres gens » possède des tv écran géant, le dernier iphone et souvent même, roulent en berlines allemandes. Mais là, ils n’ont pas à justifier… Lire la suite »