L’ancien champion passé par Nice reconnaît avoir eu des relations sexuelles avec une jeune fille de treize ans. Il est mis en examen pour viol et agression sexuelle sur mineure, et placé sous contrôle judiciaire depuis samedi.
La procureure de la République de Mulhouse, Edwige Roux-Morizot, s’exprimait ce lundi 13 décembre. Le champion olympique « reconnaît la matérialité des faits qui lui sont reprochés. Il précise qu’il n’avait pas le sentiment qu’il y a eu contrainte ».
Pourquoi les faits seraient constitutifs de viol ?
« Vous n’ignorez pas qu’il existe une différence d’âge très importante entre les 13 ans de la victime et les 24 ans » du nageur, en 2016, a souligné la procureure devant les journalistes.
Avant de donner d’autres détails sur le cheminement des évènements : « les faits reproches sont des faits de viol et d’agression sexuelle. Les chefs de mise en examen, c’est sur toute l’année 2016. Cela s’est aussi produit en Thaïlande, à Rio, et à Tenerife. Ce qui tend à penser qu’il y en a eu plusieurs. »
« Quand on a dix ans de différence d’âge, il est évident que c’est une véritable contrainte bien sûr. Il y a la personnalité d’Agnel qui a pu entrer en ligne de compte. C’est quelqu’un qui a une véritable personnalité forte. C’est ce qui caractérise pour nous les faits de viols et d’agression sexuelle ».
Que dit le mis en cause ?
« Il n’a pas eu le sentiment de placer cette femme sous contrainte. Il le regrette. Comme la majorité des plaintes en matière de viol, il y a eu un cheminement psychologique chez elle qui a fait qu’elle a décidé, parce qu’elle allait mal, de déposer plainte. »
Quelles suites ?
« D’autres auditions sont prévues, un certain nombre d’investigations auront lieu. Sur mineur de quinze ans, ça tombe sous le coup de la loi, quand bien même on peut estimer qu’elle est consentante. La différence d’âge peut valoir contrainte morale par hypothèse. »
« Yannick Agnel est toujours présumé innocent même s’il a reconnu la matérialité des faits », a précisé la procureure.
Que risque-t-il ?
Ces faits sont passibles de quinze ans de réclusion criminelle, selon le Code pénal. Mais il est puni de vingt ans de réclusion criminelle « lorsqu’il est commis sur mineur de moins de quinze ans », précise l’article 222-4 du Code pénal.



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