Municipales 2026 - C’est une page de l’histoire niçoise qui se tourne : après dix-huit ans au pouvoir, Christian Estrosi s’incline ce 22 mars face au nouveau maire, Éric Ciotti. Le sortant annonce son retrait de la vie politique locale, mais dit « au revoir et pas adieu ». Voici les phrases clés de son discours, prononcé entouré d’élus et de fidèles depuis sa permanence de la vieille-ville en milieu de soirée.
- Les résultats estimés à 22h15. Éric Ciotti (48,9 %), Christian Estrosi (37 %) et Juliette Chesnel Le Roux (14,1 %), selon ELABE pour BFM.
« Je remercie tous ceux qui m’ont fait confiance et respecte le vote de tous les Niçois. Au-delà d’une élection, il n’y a qu’une seule ville. J’ai été un maire rassembleur et je compte l’être jusqu’au bout » a-t-il souligné, magnanime.
Tout en égratignant la gauche, qui avait fait le choix de ne pas se retirer au second tour, écartant l’idée d’un front anti-RN : « Juliette Chesnel Le Roux porte sur les épaules le poids de cette responsabilité. Le front républicain est mort ce soir, et on retiendra qu’il est mort à Nice ». Sans citer le vainqueur Éric Ciotti, ni saluer son résultat.
🔴 Éric Ciotti (@eciotti) :
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) March 22, 2026
« Merci aux Niçois qui viennent de me donner une large victoire et de me porter à la mairie ! »#Nice06 #Municipales2026 pic.twitter.com/EkNjaVAf2t
« Qui peut nier le bond en avant, la transformation de la ville ?»
Ému, celui qui fut premier magistrat de la ville de 2008 à ce soir a remercié les habitants : « vous servir aura été l’honneur de ma vie (…) Où que je sois demain, vous resterez au centre de mon coeur ».
Une allusion à son « retrait de la vie politique locale » puisqu’il annonce qu’il ne siègera pas sur les bancs de l’opposition aux conseils municipal et métropolitain. Sans dire son choix sur sa présidence-déléguée de la Région Sud, aux côtés de Renaud Muselier. « Ce soir je vous dis au revoir mais pas adieu, je songe à de nouveaux défis ».
Sur son bilan, Christian Estrosi a voulu dire que « ensemble, nous avons tellement accompli. Qui peut nier le bond en avant, la transformation de la ville et son attractivité ? On ne juge pas un mandat sur le résultat d’un soir mais sur l’empreinte qu’il laissera ».
Amer, il a condamné « une campagne électorale pas à la hauteur, faite de violence et de fake news ». Avant de conclure : « Vous m’avez fait un cadeau extraordinaire depuis dix-huit ans. J’ai été engagé auprès de vous chaque jour. »



Pour avoir transformé la ville, il a raison malheureusement je pense que c’était surtout au profit des touristes. Je lui accorde que la coulée verte est une belle réussite, mais avait-il besoin de démolir le théâtre ? De nous transformer la place Garibaldi en cafés à touristes ? De laisser fermer les petits commerces de bouche et autres de la rue Bonaparte pour les transformer en restos à ciel ouvert dénaturant la Place du Pin ? De laisser à l’abandon la petite cité Bonaparte qui devait devenir un restaurant avec « rooftop » et qui se détériore de jour en jour etc. la liste pourrait continuer.
BONJOUR, Estrosi au tapis
Son retrait de la vie politique.…?
il demeure vice président de la région
et vice-président de Horizons
suite à une conclusion de campagne désastreuse (deuxième tour), où il est retourné vers les porteurs de babouches et à se rapprocher de la gauche. Il était temps qu’il passe à autre chose.
Paris l’a accueilli dans ses bras, où réside sa famille, qu’il y demeure.