Municipales 2026 - Au lendemain d’un premier tour qui l’a placé derrière Éric Ciotti à Nice, Christian Estrosi a lancé lundi un appel au « barrage » contre le Rassemblement national. Le maire sortant demande à la gauche de se retirer dans la capitale azuréenne et appelle aussi la droite à faire de même à Marseille et Nîmes…
Au lendemain du premier tour des municipales, la bataille pour le second tour s’ouvre déjà à Nice. Lundi matin, Christian Estrosi a lancé un appel aux électeurs et aux formations politiques pour empêcher, selon lui, une victoire de l’alliance UDR-RN dans la cinquième ville de France.
Le maire sortant (Horizons), arrivé deuxième avec près de 31% des voix, est nettement devancé par son rival Éric Ciotti (UDR-RN), crédité d’environ 43% des suffrages.
Invité de BFMTV, Christian Estrosi a répété son positionnement en faveur d’un front contre le Rassemblement national. « J’appelle très clairement, comme je l’ai toujours fait, à faire barrage au Rassemblement national », a-t-il déclaré.
Dans ce contexte, il demande explicitement à la gauche niçoise de se retirer. Il s’adresse notamment à Juliette Chesnel-Le Roux (PS-PCF-écologistes), arrivée troisième du premier tour avec près de 12% des voix.
Le maire sortant a insisté sur les enjeux locaux et nationaux qu’il associe à cette élection. « La ville de Nice est en danger. C’est une réalité » et une victoire UDR-RN dans la cinquième ville de France « risquerait dans les mois qui viennent de se propager partout en France », a-t-il lancé en appelant la candidate de gauche à « la responsabilité ».
À Nice, la gauche ne se retirera pas pour barrer la route à Éric Ciotti, « Christian Estrosi n’est pas un rempart face à l’extrême droite »#Nice06 #Municipales2026 @JulietteChesnel @JC_Picard @patrickallemand @JulienPICOT06
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) March 15, 2026
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La gauche n’a pas encore répondu
Lundi matin, Juliette Chesnel-Le Roux n’avait pas répondu publiquement à cet appel. Son équipe de campagne n’était pas joignable par l’AFP dans l’immédiat. Mais avait déjà dit son agacement dans Nice-Presse cette nuit.
Pendant toute la campagne, la candidate de gauche avait toutefois exclu l’hypothèse d’un désistement en faveur du maire sortant. Elle estimait que Christian Estrosi n’était pas fondamentalement différent d’Éric Ciotti.
Elle avait également dénoncé « le mépris » avec lequel, selon elle, le maire sortant a traité les élus écologistes au conseil municipal ces six dernières années.
Un appel élargi à Marseille et Nîmes
Christian Estrosi ne limite pas cet appel à la seule situation niçoise. Le maire sortant a aussi évoqué d’autres villes où des configurations similaires pourraient conduire à un duel impliquant le Rassemblement national.
À Marseille, il a appelé Martine Vassal (droite et centre), arrivée troisième avec 12,41% des voix, à se retirer face au risque d’une victoire du candidat RN Franck Allisio. Celui-ci a obtenu environ 35% des suffrages, derrière le maire sortant Benoît Payan (divers gauche), crédité de 36,7%.
À propos de la présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence, Christian Estrosi a déclaré : « C’est une grande républicaine et je n’ai pas de raison de douter qu’elle soit dans le même état d’esprit que le mien ».
Le maire de Nice a également cité la situation de Nîmes. Il a appelé Franck Proust, un des candidats de droite, arrivé troisième du premier tour derrière les candidats RN et de gauche au coude à coude, à se désister.
Des précédents lors de scrutins récents
Christian Estrosi rappelle qu’il a déjà bénéficié de désistements de la gauche pour faire barrage à l’extrême droite lors de précédents scrutins.
Ce fut notamment le cas lors des élections régionales de 2015 et de 2021.
Lors des élections législatives de 2024, il avait aussi poussé son adjoint Philippe Pradal, arrivé troisième dans sa circonscription, à se désister au profit d’une candidate socialiste soutenue par le Nouveau front populaire (NFP).
Cette stratégie n’avait toutefois pas été appliquée dans la circonscription d’Éric Ciotti, où le candidat du NFP arrivé deuxième était issu de La France insoumise…
Ce qui est important
- Christian Estrosi, arrivé deuxième à Nice avec près de 31% des voix, appelle la gauche à se retirer pour empêcher une victoire UDR-RN.
- La candidate de gauche Juliette Chesnel-Le Roux, troisième avec près de 12%, n’a pas répondu immédiatement et avait exclu tout désistement pendant la campagne.
- Le maire de Nice appelle aussi à des retraits stratégiques à Marseille et Nîmes face à des candidats du Rassemblement national.



Les niçois n’oublient pas qu’Estrosi a multiplié ses cartes d’adhérent aux divers partis qui lui offraient la possibilité de se mettre en avant … L’avant dernier : Macron … Le dernier : Horizon (qui a préfère voter LFI) et aujourd’hui Estrosi qui est le N°2 d’Horizon demande l’aide des socialistes pour empêcher la droite de gagner ??? Décidément il est prêt à toutes les compromissions pour garder ce qu’il considère comme son bien. Il parle de Nice comme étant « sa » ville. CIAO PANTIN. 🇨🇵
Estrosi aux abois 🇨🇵